Actus Chéribibesques

Eat it (or leave it) Publié le 4 octobre 2013, par CheriBibi

« Celui qui ne veut agir et parler qu’avec justesse finit par ne rien faire du tout. » Friedrich Nietzsche.

Un verre de Brouilly en pogne et une part de tarte aux pommes maison dans le bide, il me vient des réflexions vachement profondes.
Du genre par exemple tout à fait au hasard : si qu’on pouvait prévoir l’avenir, aurait-on autant envie de l’inventer ?

Là je vois mon compère Blades, la bouche pleine d’un délicieux sauté de poulet à la pékinoise, s’inquiéter que j’va encore divaguer voire insulter l’humanité planquée derrière son PC… T’inquiètes coco, j’en profiterais pour annoncer les réjouissances à venir. Du lourd qui s’digère avec un ‘tit calva… vous allez voir. Faites confiance à bibi, la conduite sans visibilité ni permis c’est l’état d’ivresse assuré !
Oh, j’en ai entendu des soi-disant cadors déblatérer force projets et promesses à grands effets de manches et d’annonces. À les écouter, on était déjà au nirvana, à siroter un grand cru californien (y’en a des bons !) sous la véranda d’une cabane en bois au cœur de la forêt ; à bouffer du caviar à la louche dans un train reliant Moscou à Pékin ; à griller du poiscaille sur une plage pacifique et faire l’amour en bateau entre Kingston et Porto. Pis on aurait du boulot autant qu’on en voudrait ; j’écrirais des romans d’aventure pendant que tu préparerais ces délicieuses crêpes fourrées ; on aurait fait la révolution grâce au formulaire d’inscription à ton beau parti, suffisait juste de signer là en bas, aveuglément bien sûr.
Aussi con qu’un autre, j’y ai cru, faisant confiance aux belles paroles caressantes qui font guili-guili au tréfonds du désir. C’était d’autant plus beau que t’avais tellement l’air d’y croire aussi, tout sourire dans ton beau costume de responsable des ressources humaines. J’ai un peu émis des réserves voire protesté, mais par coutume. J’avais vachement envie de transformer cette imagination en réalité. Trop de galères à éponger, trop d’années à foncer sans savoir où aller… une carte postale de réussite sociale en guise de carotte.

Et puis le couperet est tombé (sans préavis sinon c’est pas drôle) : j’étais pas le bon candidat, tout ça c’était trop michto pour moi. Au cœur de ma cité il me fallait rester. L’espoir n’est pas une denrée pour banlieusard tricard.
Bien sûr j’ai bataillé, acharné, mais c’était râpé pour la carotte. La carte postale s’est envolée, papier froissé, déchiré, mâché.

Sauf qu’aujourd’hui, tandis que tu rames entre tes autres candidats, je bouffe du gâteau au chocolat ; je fini mes nuits agitées devant un faux-filet recouvert de sauce aux morilles qu’accompagnent délicatement de petites patates à la graisse de canard et un pichet de St Emilion ; je cherche du boulot devant une escalope de veau à la crème ; je participe à force actions éminemment politiques (c’est-à-dire relatives à la vie de la cité) se poursuivant autour d’un superbe plateau de frometon ; je ne lâche rien et encore moins un bon gueuleton ; j’ai plus trop de flouze mais un chouette saucisson, une bouteille de voluptueux rouge et la force de mes convictions.
Bien sûr, je n’ai pas trop bougé de ma banlieue et n’ai toujours pas chopé la faconde d’une agence de publicité pour gogos… mais je réalise ma part de projets en toute intégrité.
Bien sûr (bis), ton ChériBibi n’est pas en kiosques ni n’a les moyens de ces nouvelles revues pluridisciplinaires affichant leur hype consensuelle chez tous les libraires… mais ça fait 22 piges qu’il résiste, propose et tient ses promesses. Et, mine de rien, l’année prochaine ça fera 30 années écoulées depuis mon premier « canard de p’tit loubard ». J’avais 9 ans et du rêve plein les dents. Elles sont toujours là, même si on s’est souvent évertué à vouloir me les faire sauter. Elles sont toujours là et je m’en sert pour mastiquer une couche de rillettes-cornichons glissée dans un morcif de bricheton.
Pas assez bon pour tes fiches signalétiques peut-être ; pas assez bien sapé pour m’exhiber à ton bras en de futiles mondanités, mais sur le terrain encore et toujours. Et hors de question de manger moins bon faute de garniture « qui fait bien ».
Alors laisse tomber tes embrouilles de salon, tes mascarades et tes faux idéaux, j’suis pas salaud et y’aura toujours de la place à ma table.
D’ailleurs, comme dit plus tôt, on en tiens une bonne à la JIMI le 12 octobre dans not’ chère ville d’Ivry (9.4 en force !).
Pis du 24 au 27 octobre, on passe un film, du son et du bon temps à la seconde édition du merveilleux Bazzarock à Aubenas en Ardèche. Il fera beau et ça guinchera sévère en se remplissant les entrailles de super boustifaille (l’année dernière y’avait une daube de bœuf qui tue et un poulet basquaise du tonnerre!). On rentrera tout de même le lundi histoire de pas louper le glam-rock de Giuda à La Java de Belleville… Faut ce qu’il faut !
Pis le 15 novembre, on projette The Harder They Come au Hangar à Ivry, avec le Chéribibeat Sound-System et l’ex-Gladiators Clinton Fearon dans la place ! Que d’la tuerie garantie !
Pis p’t’être même qu’on finira l’année 2013 à l’aide d’une soirée dansante à Rome, ou ailleurs, on sait pas et on s’en fout, l’avenir est incertain, l’avenir nous appartient… l’avenir est entre nos mains !

Bon appétit !

Bon appétit

I love you… fuck off ! Publié le 22 septembre 2013, par CheriBibi

« Le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l’Histoire est la leçon la plus importante que l’Histoire nous enseigne. » Aldous Huxley

Au vu du tollé surmédiatisé engendré par les précédents posts (du moins dans la fantasmatique où l’on écrirait pour plus de deux personnes se branlant la nouille de concert), j’suppose qu’il me faut faire un mea culpa de virulence coupable. Oui bah voilà, j’dois écouter trop de hip-hop old school et de glam à grosses couilles et des fois je m’énerve tout seul chez moi. D’autres fois c’est la vénère en public, bim bam boum, mais internet n’est heureusement pas (toujours) là pour relayer ce doigté.
Donc voulais-je préciser que, désolé, on vous aime malgré tout.
Et tout c’est pas grand chose.
Tout c’est juste les renoncements quotidiens, les paniques partielles, les enjambements de sans-abris, les yeux voilés face aux tristes réalités, les abnégations au salariat, la facilité du confort de proximité, les non-remises en question, les que tu bougerais ton cul au lieu de viser le voisin bin ce serait mieux, les apéros qui s’attardent trop sans l’ivresse de matins qui chantent, les amours perdus sans effort, les jeux de hasard pipés, la macrobiotique en canette chimique, la barbe avec un jean slim, le rocker qui se la joue au billard en essayant d’être Paul Newman, l’amoureux aux abonnés absents en cas d’urgence, la gisquette qui oublie de pomper le vin qu’il faut le boire, l’opportunité qu’on laisse échapper, la pluie et le sale temps, le mal de dos nuisant à la libido, la TV resté allumée, le facebook comme moyen de communément niquer, le fait qu’il n’y ai plus de papier pour bouquiner aux WC, le non-renouvellement des espoirs d’antant, la pie qui chiante, le banquier qui s’accroche et le cœur qui ne reconnaît plus les siens…
Va, asperge-toi d’essence essentielle, t’es pardonné avec un briquet frictionné. Et moi aussi ?

Ah, et puis on sera à la JIMI à Ivry le 12 octobre si tu veux nous embrasser ou nous casser la gueule ou les deux.

FLyer_100x150_JIMI 2013

Lowrider Publié le 13 septembre 2013, par CheriBibi

Le doigt passe sur le col de la liquette impec’, ze Ben Sherman qu’a la classe. Les bretelles fines as hell prolongent le 501 bleu pétrole avec les ourlets cousus qui font bien. Quant aux Doc Martens de rigueur, leur cirage pallie à l’usure de many noche à déambuler. Y’a pas à dire, dans ton HLM t’assures le style. Tu défonces l’adversité, t’as les cojones bien accrochées. Viens t’la mesurer si tu veux parier !
U n peu d’fierté histoire de pallier à la loose ambiante. Une clope pincée au coin des lèvres et la démarche chaloupée, tu représentes le ghetto des espoirs hallucinés. Cette fin d’semaine, tu vas tout déchirer en espérant que cette sauterie ne soit jamais finie. Cette sauterie qui s’appelle la vie. À fond dans les virages, peinard dans le cirage. Prend-le à la cool, déboule dans la foule, explose à la tronche du premier pénible venu et danse jusqu’en oublier ta mort…
À la vie, à l’amor !

Amis de la fitness… Publié le 13 septembre 2013, par CheriBibi

Préambule : Le texte ci-dessous fut écrit énervé il y a une bonne semaine (et pour de bonnes raisons). Le surlendemain, avec cette autocensure propre au quidam moyen, pensais-je le vouer aux oubliettes des diatribes même-pas-nées… Mais voilà, faut dire ce qui est. Ce soir, après une embrouille avec les flics descendus en nombre dans l’escalier d’à côté ; à peine rentré d’un périple entre prostituées tapinant le long de l’avenue d’Ivry (non merci) et verre de (goûteux) picrate vers la Place d’Italie, pis vu qu’il faut bien annoncer ce que l’on se bat pour faire… on a choisi entre la bullet in the head et la rage de vivre. L’aventure continue, avec ou sans bollocks (les nôtres sont ad hoc). Ne restera sur le bas côté que le produit manufacturé d’une lâcheté répétée, assurément pas de notre fait. Fluctuat nec mergitur. Dont acte : 

« Si j’ai pris plein de drogues et tabassé plein de mecs, c’est grâce à Robocop 2 »

La citation de circonstance est du pote Marco, « du Nantes Baston Crew » comme il le précisait à l’ami Neness du Syndicat Des Relous l’aut’ soir dans les bas-fonds de Montreuil. Et il faut bien avouer que malgré nos airs d’enfoirés d’intellos de la culture populo aimant à deviser des vertus comparées du western révolutionnaire et du kung-fu syndicaliste, on s’est pas mal éduqué grâce aux facéties contondantes des icônes du ciné musclé des années 70 et 80… voir(e) plus loin.

Vrai, que pouvaient les collégiales Stendhal et Zola face aux exploits de Bruce Lee, Schwarzy, Jackie Chan ou Mickael Dudikoff ? Pour nouzautres, Balzac n’était qu’une cité craignos de Vitry, et Spinoza son équivalent ivryen (même qu’on habitait dans ces eaux-là). Et au jour d’aujourd’hui, il faut le reconnaitre, qui a davantage la classe que Jason Statham ? Toi ma gueule ? Espère !

Tu vois, hier soir, avec le poto Marco et deux boutanches de bon pinard équitable, en vrais cinéphiles on s’est revu Crank 1 & 2 (Hyper-tension en VF), des films « all yu can eat » que si t’es un lecteur assidu de ce chéribiblog, t’as déjà pris ta claque front-kick devant. Oh, j’me doute bien qu’au vu de la conjoncture factuelle pétrie de lâchetés sociales, nombre de minets se sentent pousser des couilles de taureaux camarguais à la lecture d’une revue jusqu’au-boutiste censée donner la gniaque grosse comak (El ChériBibi surdimensionné pour ne pas le nommer)… Ils estiment déjà -les braves- qu’on a passé notre été à préparer un prochain n°9 empli de réflections amalgamant hype culturelle et gramscisme éducationnel. Que dalle ! D’ailleurs, j’sais même pas ce que ça veut dire “gramscisme éducationnel”, j’ai lu ça sur un forum de nerds causant du journal dont que j’m’occupe et ça m’a crampé la mâchoire inférieure, celle qui me sert à mastiquer le clito de cette pétasse de morale sociale-démocrate prétendant dresser la vie à grand coup de phrases hétéroclites farcies de renoncements pudibonds.

Hum, attend deux secondes, y’a un vol de péronnelles offensées, ça va passer…

Donc, pour en revenir à Robocop 2, au ciné d’action bas du front et -accessoirement- au plaisir de se faire hainer par des tronches de cake jusque là persuadées de trouver « top tendance » ce que l’on dégluti sur papier, j’ai la soudaine envie de te décevoir : alors que tu dépensais ton été à masturber vainement tes méninges quant au sens de la survie, que tu philosophais une vie meilleure pendant que tes peurs prenaient le devant en t’arcqueboutant sur la table de la cuisine, bibi s’est tapé TOUTE la filmo de Jason Statham, Vin Diesel (qui se la pête en marcel), Bruce Willis, Michelle Rodriguez, Shrek et autres surburné(e)s formaté(e)s par Hollywood. Sans oublier de se la jouer en live dans la vraie vie evidently.

Wesh ma caille, t’en fait pas, on en pondera pas une ligne dans nos pages, mais voilà, ça fait aussi du bien par où ça casse. De toute façon, c’était ça ou une bastos dans l’crâne. Parce que, je vais te l’dire d’un tutoyement de wanna-be-québecois, cher(e) rejeton(e) d’une époque édulcorée, tu fais crissement chier avec tes niaiseries dignes d’une trace de break sur de la schloss de fin d’hiver à Chicoutimi sous champi. Tu geins, tu t’plains, tu fustiges vite-fait la société qu’est pas belle en te pinçant les seins, tu jactes qu’il faudrait faire ceci ou cela mais y’a plus d’électricité qui circule de ton cerveau à ton vagin. Et inversement. Pis que tu sois éventuellement un lecteur plutôt qu’une lectrice n’est pas une excuse genrée. Le vagin c’est une (belle) image. Le cerveau aussi. Le fait est que t’es juste à l’arrêt, à te maganer dans une fuite en surplace sur surface gelée ben raide. Si ce n’était point la vérité, tu serais à la rue, ou plutôt dans. À fabriquer de l’instant bandant.

Franchement, on ferait vraiment tout péter comme dans un John Woo à douze millions, ce serait en vain que l’industrie du spectacle nous opposerait ses bluettes fadasses où la rebelle punk du lycée finit par épouser le leader de l’équipe locale de hockey… Prenons les pelloches testostéronées pour une réalité et que toute la merde parte en fumée explosive pour de vrai !

Fille cachée de Chev Chelios et Sarah Connors, tape-toi des navets burnés plutôt que des bellâtres fantasmés. Vis ta vie comme au ciné. Explose l’entrejambe flétrie du douche-bag qui t’attend à la sortie de ton taf de merde avec un bouquet périmé. Prend le premier zinc et fais-toi parachuter dans un maquis effréné. Shoote tes veines à l’adrénaline millésimée. Baise sur un champ de bataille ou à la Fête de l’Humanité…

Tiens, d’ailleurs, maintenant que tu m’y fais penser, cette diatribe de taré se catapulte à point nommé vu qu’on y tient toujours le stand des chômistes vénères. Ce sera les 13, 14 et 15 septembre au Bourget (en face du stand de Cuba, si!). Pis y’aura de la cumbia et l’Chéribibeat Sound System le vendredi ; les groupes Smash (mod beat), Sarah Connors (dirty jamaican rock’n’roll), Groovin’ Jailers (ska’n’reggae) pis encore le Chéribibeat Sound le samedi. On s’drinkera un mojito au va-et-vient de la sono en refaisant le monde à notre image de malades mentaux, ce sera michto ! Évidemment, t’as l’droit de pas venir mais arrête de fuir, y’a pas mieux ailleurs, toi-même tu sais.

YOU COME, I COME, EVERYBODY CUM !

http://www.youtube.com/watch?v=95u6Uc-sTEg

PS 1- Note pour plus tard : Ne pas insulter le lectorat – Ne pas insulter le lectorat – Ne pas insulter le lectorat…

PS2- Il est 3h du mat’ par icitte, pis j’vais m’taper la pre-selecta des galettes vinyliques qui te feraient zizir si t’es là (t’attend quoi ?).

D’amour et d’oi! fraîche Publié le 31 juillet 2013, par CheriBibi

« Il ne faut pas m’aimer, ça m’encombre » disait -dans Les Godelureaux de Chabrol (1961)- la regrettée Bernadette Lafont, son personnage semblant trop occupé pour prendre le temps de savourer ses sentiments. Étrangement, cette citation éreintée me fait songer à… lui opposer celle de Topor, « Toujours courir pour gagner vie, quand bien couru vie l’est foutue ».
À croire que, moins de deux semaines après avoir quitté mon béton armé pour les cailloux boisés du sud français, le farniente imprégnant ces paturages ensoleillés donne envie de tout laisser béton, armé de désir, et courir tout nu tout bronzé dans les champs des possibles (maquis ai-je l’honneur ?) ; vivre ses plaisirs sans s’en faire dessaisir sous le poids amer de déplaisants contretemps ; plonger dans l’aimé(e) et la mer plutôt que dans les factures ; aller à l’essentiel sans se laisser freiner par les garde-fous d’obligations sociales étant, au final et c’est un comble, tout sauf socialisantes.
On vit une époque formidable… à toujours reporter nos bonheurs en accumulant les excuses contraignantes. On a beau s’dire qu’on préférerais aller au ciné/se baigner/voyager/pique-niquer ou juste niquer, il y a toujours un boulot à finir, des paperasses à remplir, un examen à réviser ou une dette à combler. Alors on se résigne et on resigne pour 10 ans car «Tu comprends, j’aimerais bien mais j’ai pas le temps de me laisser aller, on verra plus tard, dans quelques années, quand seront terminées ces études super importantes qui repoussent mon inscription au chômage…» ou «Ça me ferais plaisir de faire le tour du monde, mais j’ai un nouveau job que je ne peux lâcher jusqu’à ce qu’ils me virent sans indemnités», voire tout autre prétexte visant à dissoudre l’instant présent dans un futur fantasmé où l’on pourra enfin tout faire grâce à la gentille animatrice de la maison de retraite. Et rêgne en maître l’impératif qui se bouffe la queue : «Restons sérieux, il y a des choses plus importantes que de prendre du bon temps en vivant pleinement».

Comme quoi ?
Espérer assurer son avenir en faisant une croix sur son présent ?

Oh, bien sûr, le fric ne tombe pas du ciel (même en cas de crash boursier) et l’estomac qui gargouille pendant une valse peut provoquer une gêne certaine. Mais au temps des bals populaires également, les prolos dansants avaient la dent. Sauf que l’époque était -sans nostalgie aucune- peut-être moins imprêgnée d’individualisme forcené. Opposant un front populaire inventif aux multiples restrictions parées des oripeaux du bon sens, ils faisaient du collectif avec amour sans même connaître Facebook, vous vous rendez compte ?
Aujourd’hui, chacun est tellement replié sur ses misères individualisées qu’on a l’impression d’insulter autrui en lui proposant notre soutien ! Comme s’il fallait à tout prix s’en tirer seul(e) pour prouver sa compétitivité face à la vie… Sauf que la vie c’est pas de se serrer coeur et ceinture dans l’attente de jours meilleurs. La vie c’est là, c’est toi, moi, nous, elle (bon, lui aussi, si tu veux) et l’on crèvera chacun dans son coin comme des cons si on ne sait pas l’aimer hors du rang quand il est temps. Ni partager les bons plans.

D’où que je voulais en venir à de quoi qu’il s’agissait de causer, c’est qu’après avoir trémoussé la bonne ville d’Aubenas et ses atypiques habitants, ton Chéribibeat Sound-System t’attendra à Massilia ce samedi 3 août de l’an de grâce 2013. Ce sera au Molotov, 3 place Paul Cézanne (comme le peintre) à Marseille donc, en support à nos fiers camarades québecois The Prowlers (+ Dirty Floi -oi! de Marseille- et 5MDR -oi! de Savona en Italie) vu qu’il s’agit rien moins que d’la première date hexagonale de la bande à bonne oi! de Montréal, et qu’ça va chauffer !
Pis même qu’après, on piquera une tête dans les Calanques pour se rafraîchir !
C’est dit. Dans l’attente de ce bienveillant moment, (re)dégustez un p’tit apéro avec leur reprise du Spread Your Bed des Versatiles jamaïcains, joué ici en compagnie de Ronnie Nurse (chanteur des défunts Race de Toronto, rappelez-vous leur hit en 99: It Was You… who broke my heart again !) et tourné dans notre chef-lieu montréal’aise -le meilleur pub breton hors Bretagne-, j’ai nommé le Yer Mad !

Let’s spend the life together !

Itsy Bitsy Teenie Weenie Chéri Bibi Publié le 29 juin 2013, par CheriBibi

Voilà l’été, j’attend d’apercevoir le soleil…* mais je ne vois rien que la misère qui poudroie et le fascisme qui verdoie. Météo nationale, météo du Capital !
Pourtant, une mignonne éclaircie en bikini ferait jolie dans l’paysage, baignant nos fronts populaires de ses baisers fougueux. On sortirai le p’tit rouge millésimé 1936 en terrasse, on transformerai nos doigts de pieds en éventail et on oublierai un doux moment nos chagrins dans la paille et le foin d’un bon sound-system entre voisin(e)s !
Tiens, y’a d’l’idée là… de l’idéal même !
Et si qu’on cessait d’attendre après des promesses d’embauche à mi-temps pour s’en aller gaiement construire du beau temps à plein temps ? Chiche, on dégaine les platines et, alléché par l’odeur du bon son, l’astre éclatant vient guincher au firmament !
Dont acte : ce dimanche 30 juin de midi à 20h, devant la librairie Envie De Lire (16 rue Gabriel Peri, M° Mairie d’Ivry), le Chéribibeat Sound-System emplira ton cœur de chaleur… et de bon vin (qui n’est jamais loin) !
De même le vendredi 5 juillet au festival Rock’n’Stock de Preignan, en prolongation des fabuleux Sarah Connors (dirty jamaican rock’n’roll from Paris), des non-moins extraordinaires 65 Mines Street (early reggae from Montbéliard), des teigneux Space Devil Rocket’s (rockabilly from Valence-sur-Baïse) et des déjantés Pipes & Pints (punk celtique de Prague) !
De même le samedi 6 juillet aux Tanneries de Dijon, avec les toujours fabuleux Sarah Connors et les excités Streets Of Rage (oi!-core de Nancy) !
Ah ça, quand le Chéribibeat Sound paie sa tournée, ça vaut la peine de l’accompagner ! Et si, face à tant d’émoi, t’en perds ton itsy bitsy teenie weenie yellow polka dot bikini**, on fera comme si qu’on aurai rien vu promis !

satana

*Une bibise à la mémoire d’Helno, parti y’a 20 piges déjà.

**De toute façon, cette chanson est une vraie scie… À preuve cet extrait poignant du film One Two Three de Billy Wilder (1961) :

Should I stay or should I go ? Publié le 4 juin 2013, par CheriBibi

Comme disait Moïse, les voyages forment la genèse.
Ouaip, je crois que celle-là, c’est pas la première fois qu’on vous la sort. Qu’importe. Vaut mieux ça que nos 21X26 cm -certifiés par huissière- projetés dans de volatiles inconsistants notoires à la solde de la renonciation ambiante (des pigeons quoi). Du moins je suppose.
Logiquement, si vous lisez ce cheribiblog, c’est que vous devez avoir un exemplaire de notre superbe n°8 qui trône dans vos chiottes. Les hémorroïdes sont en cadeau, ne nous remerciez pas, on a assez mal au cul comme ça.
Dégustez-le lentement ce putain d’huitième opus de not’ saga populaire. Car l’a fallu du temps et de la douleur pour le boucler. Tellement de douleur même que j’en suis encore à sucrer les fraises hors saison. Une gestation qui aura laissé traces et séquelles. Même si –avouons-le– on planche d’ors et déjà sur un prochain n°9 « Spécial Police papiers menottes prison »…
Bref, tout ça pour dire que je vous fait un petit coucou (et non un petit cocu) à 5000 Kms de la majorité silencieuse de notre lectorat. Vrai, croyant dur comme faire en l’édito de ce n°8, j’ai voulu toucher mes rêves jusqu’au bout. Mal m’en a pris mais tant pis. Après tout, le béton de la banlieue parisienne ayant ses limites calorifiques, il était naturel d’aller chercher ailleurs de quoi alimenter son propre radiateur. D’aucuns pensent sans doute (j’ai les noms) qu’on se branle dans nos chaumières à causer de culture populaire. Mais n’est pas Vice ou Technikart qui ne veut pas. Le probloc avec nous autres, c’est qu’on vit directos ce dont qu’on cause. Un coup de cirage sur nos Doc Martens, le pli du 501 qui fait bien, la chemise au taquet et hop, on parcourt les rues malfamées à la recherche de nos jouissances ! Et tant pis si l’on est mal accueilli : une feinte à gauche, une feinte à droite, les battes volent bas mais nos convictions, elles, volent haut quitte à plonger à vaux-l’eau dans le cirage de nos certitudes…
T’es largué ? Lâche l’affaire. De Montreuil à Montréal, ton ChériBibi risque ses envies histoire de crapahuter dans la vraie vie. Et le goût du sang entre les dents a comme un air de recommencement. Mais jamais de renoncement.
Ciboire, faudra-t-il boire le calice jusqu’à la lie ? Quelle est cette société où frontières et chimères nous retiennent d’évoluer tels de fougueux destriers ? Devrais-je retourner dans ma banlieue, fusse-t-elle rouge, et continuer à faire mon beurre en baratant en rond ?
À l’heure d’internet (neither myspace nor facebook), un zine de culture populaire en papier peut se faire de partouze, tant mieux. Il lui faut juste une connection… et une sacré paire de (sales) bouilles. Du genre qui pose probloc encore et encore aux sacs à vidange faisant la pluie et le beau temps pour les lâches à parapluie. Ouaip, cette prose en décalage horaire confine à la poésie automatique façon Uzi. Tac tac tac, on y comprend rien. Tant pis. Fallait k’ça sorte je suppose, cher papoose.

Comme disait Willem, l’amour sera toujours vainqueur.

Le dernier numéro de la revue Chéribibi (n°15)

Chéribibeat

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La couverture du ChériBibi n°1
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La couverture du ChériBibi n°15
VERMINAX LE GREDIN DE L’OMBRE  Une bande-dessinée de Tôma Sickart
4 CD BEFORE REGGAE 1951 – 1962

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Who's who des causeries parues dans Chéribibi

CB AS = ChériBibi ancienne série (1991-2006) -Plus disponibles-

CB = ChériBibi nouvelle série (depuis 2007) -La plupart encore dispo-

A
8°6 Crew > CB AS 9
Abdel Hafed Benotman > CB 9
Alan Hofmanis > CB 11
Alex de la Iglesia > CB 14
Alpheus > CB 15
Alton Ellis > CB AS 13 & CB 4
Angelic Upstarts > CB AS 15
Angelo Dundee > CB 6
Anne Bitran > CB AS 13
Archie Shepp > CB 10
Asian Dub Foundation > CB 14
Attila The Stockbroker > CB AS 15
Aya Cissoko > CB 11

B
Bad Manners > CB 15
Banda Bassotti > CB AS 13
Batmobile > CB AS 15
Beat-Man > CB 10
Bérurier Noir > CB AS 14 & 15
Black Flag > CB 15
Boots Riley (The Coup) > CB 10

C
Carl Dawkins > CB 10
Carlos Azagra > CB 14
Caroline Munro > CB 10
Cedric Brooks > CB AS 13
Cherine Anderson > CB 1
Christian Corouge > CB 13
Christina Lindberg > CB 13
Civil Agression > CB AS 7½
Cockney Rejects > CB 1
Costa-Gavras > CB 11
Crabs > CB 10

D
Dave Barker > CB 2
Dawn Penn > CB 9
Decibelios > CB 14
Dennis Alcapone > CB AS 13 & CB 2
Dennis Bovell > CB AS 10 & CB 15
Derrick Morgan > CB AS 13 & CB 6
Don Letts > CB 1

E
Eddie « Tan Tan » Thornton > CB 3
Emory Douglas > CB 12

F
Fermin Muguruza > CB 14
Fronza Woods > CB 14

G
George Dekker > CB 2 & CB 15
GJ Arnaud > CB 10
Glen Adams > CB AS 15
Glen Matlock > CB 13

H
Hélène Lee > CB AS 13 & 14
Henriette Valium > CB AS 13 & CB 13
Herschell Gordon Lewis > CB AS 14

I
IGG Nabwana > CB 11
Inner Terrestrials > CB 4
Invincible & Wajeed > CB 11
Iron Cross > CB 12

J
Jann-Marc Rouillan > CB 9
Jean-Bernard Pouy > CB AS 13
Jean-Marie Arnon > CB 5
Jean-Pierre Dionnet > CB 11 & CB 12
Jean-Pierre Lecompte > CB 10
Jello Biafra > CB 9
Jim Murple Memorial > CB AS 14
John King > CB 10
Johnny « Dizzy » Moore > CB 14
José Jourdain > CB AS 8, 9, 10, 11 & 12
Junior Murvin > CB AS 15
Justin Hinds > CB 14

K
Ken Boothe > CB AS 13
Ken Loach > CB 13
Ketty Steward > CB 15
Klasse Kriminale > CB AS 13

L
La Compagnie Jolie Môme > CB 3
Laurel Aitken > CB AS 14
Lina Wertmüller > CB 007
Linton Kwesi Johnson > CB AS 10
Lizzie Borden > CB 15
Lone Ranger > CB AS 13
Louise Mey > CB 14

M
Marc Caro > CB 8
Marc Perrone > CB AS 13
Marcia Griffiths > CB AS 13
Marina P > CB 15
Martha Reeves > CB 11
Martine Beswick > CB 10
Maryam Ashrafi > CB 13
Max Romeo > CB AS 14
Melvin Van Peebles > CB 4 & CB 5
Mikey Dread > CB 1
Ministère des Affaires Populaires > CB 1
Miriam Linna > CB 12 & CB 13
Monia Moula > CB 13
Mylène Sauloy > CB 13

N
Nabat > CB 8
Norma Fraser > CB 12
Norman Spinrad > CB 6

O
Oscar Castro > CB 10

P
Pascal Tourain > CB 1
Prince Buster > CB AS 15
Puppetmastaz > CB 13

R
Rageous Gratoons > CB AS 8
Ray Gange > CB 13
Reagan Youth > CB 8
Rhoda Dakar > CB 10
Rico Rodriguez > CB 3
Roger Corman > CB 11
Roland Oldham > CB 11
Roy Ellis > CB 8

S
Sarah Savoy & Les Francadiens > CB 3
Serge Gainsbourg > CB 9
Seth Tobocman > CB 1
Skatcats > CB AS 9
Skully Simms > CB 14
Sonia Pottinger > CB 5
Stewart Home > CB 007
Stiff Little Fingers > CB 10
Stranger Cole > CB 14
Susan Cadogan > CB AS 15

T
The Adicts > CB 3
The Cimarons > CB 15
The Congos > CB 007
The Last Poets > CB 4
The Long Tall Texans > CB 14
The Members > CB 007
The Oppressed > CB AS 7½ & 15
The Outcasts > CB 15
The Pioneers > CB 15
The Selecter > CB 11
The Skatalites > CB AS 13
The Specials > CB AS 12
The Slits > CB 2
The Toy Dolls > CB 11
The Trojans > CB AS 13
The Twinkle Brothers > CB 13
Tien An Men 89 Records > CB 3
Toots & The Maytals > CB AS 14

U
UK Subs > CB AS 14

V
Vin Gordon > CB 12

W
Wanda Jackson > CB 5
Wayne Kramer (MC5) > CB 11
Winston Francis > CB 007
Wu Ming > CB 8