Actus Chéribibesques

SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020, SORTONS COUVERTS ! Publié le 25 novembre 2020, par CheriBibi

« Lorsque la France se targue d’être la patrie des droits de l’Homme, c’est une figure de style. Elle est la patrie de la déclaration des droits de l’Homme, aller plus loin relève de la cécité historique. » – Robert Badinter

Cela fait maintenant quelques années que l’on ne voit plus de familles en manif. On les comprend, le gazage systématique est trop dangereux pour les enfants.
On voit de moins en moins de personnes âgées défiler. On les comprend, les charges systématiques obligent à devoir courir vite.
Bientôt, on ne verra plus de photographes. On peut les comprendre, ils sont de plus en plus pris pour cibles délibérément.
Ensuite, on ne verra plus rien du tout. Ça se comprend, la cornée n’est pas faite pour amortir un tir de LBD.

Cela fait maintenant des mois que le gouvernement confond sciemment mesures sanitaires et infantilisation autoritaire, passant de l’injonction « Restez chez vous ! » à « Au coin, t’es puni ! ». Quand, après que nous nous soyons bouffé les ongles entre dodo et boulot, il nous est octroyé une petite permission de sortie, c’est pour s’apercevoir qu’on s’est fait bouffer les droits en notre absence. Et qu’à l’arsenal antiviral masque + gel hydroalcoolique, il faut ajouter du sérum physiologique, un casque et une trousse de premiers secours.

Alors samedi prochain, avant que la légitime crainte du Covid nous transforme en grenouilles dans la casserole d’eau tiède macroniste (quand tu te décides enfin à mettre le nez dehors, t’es cuit), on s’extirpe, on se déconfine, on sort, on descend dans la rue avant que tout ne soit foutu (et flouté).
Et puisqu’on nous bassine tant avec la République, retrouvons-nous y toutes et tous !

Dans l’cul la balayette Publié le 8 novembre 2020, par CheriBibi

Ouh, Biden a gagné ! Ouh, Trump a perdu ! Champomy !

Sauf qu’il est peut-être nécessaire d’aller au delà de l’opposition médiatique entre “bons” Démocrates et “méchants” Républicains. D’abord parce que comme disait l’écrivain Norman Spinrad dans l’ChériBibi n°6, “Aux USA, un gauchiste c’est Sarkozy !”… Donc mis à part Bernie Sanders, les candidats de gauche telle qu’on la conçoit grosso-merdo de ce côté de l’Atlantique, y’en a pas là-bas.
Et surtout, si Donald Trump a surpris tout le monde en étant élu la première fois, c’est bien parce que la bourgeoisie -étatsunienne mais pas que- n’a aucune idée de ce qu’est “l’Amérique profonde” :
– La majeure partie des Afro-américains est très pauvre, ne vote pas ou très peu (en ce sens, la première candidature d’Obama fut exceptionnelle en terme d’implication de “nouveaux électeurs”).
– La majeure partie des blancs pauvres a été abandonnée par la “New Left” des années 60 au profit de “grandes idées générales” méprisant le quotidien des gens (ce qu’expliquait Boots Riley dans l’ChériBibi n°10).
– Tout est fait pour retirer aux classes populaires -notamment aux Afro-américains- leur droit de vote (ce qu’expliquait, bis repetita, Archie Shepp dans l’ChériBibi n°10). Lire entre autres ici, ici et ici.

Et si je cite autant le ChériBibi, c’est pas pour vous faire acheter les numéros -toujours dispo- qui vous manqueraient, mais parce que mes idées sur la “question étatsunienne” se sont forgées de rencontres avec… des Étatsuniens.
Le système US compartimente les “communautés” : chacune a ses propres canaux d’information (chaînes TV, cinéma, séries, magazines, etc) et sa propre vision du monde, s’ignorant ou du moins ignorant la réalité du voisin de palier (au sens large vu l’ampleur géographique du pays).
Les États-Unis est un pays très jeune, entièrement construit par des vagues successives d’immigrations le plus souvent forcées (dans le désordre : bagnards et proscrits anglais, esclaves africains déportés, sectes chrétiennes persécutées, Irlandais puis Italiens puis Mexicains fuyant la misère, juifs fuyant les pogroms, Russes puis Cubains puis Iraniens fuyant les révolutions de leur pays respectifs, etc etc) avec une extermination très rapide et quasi complète des peuples indigènes. L’indépendance américaine, fierté nationale, ne fut qu’une réaction à l’abolition de l’esclavage par l’Angleterre de Georges V… Abolition qui mettait à mal l’économie de la jeune colonie (lire le roman Manituana de Wu Ming, cf l’Chéri n°8)..
Bref, un bourbier pire que le Viêtnam s’étalant sur 300 ans, tenu à peu près en un seul morcif par une Constitution sacralisée édictée au temps des cowboys. La loi du Talion, vue comme divine, étant majoritairement plébiscitée par l’industrie du spectacle (à la fin le méchant est puni, quasi systématiquement de manière létale). Le Bien contre le Mal à la truelle (alors qu’en fait, comme le disait Spinrad dans l’Chéri cité, “La vraie lutte historique, ce n’est pas la lutte entre le bien et le mal, mais la lutte entre deux concepts du bien différents”).

Sur ce territoire immense, la réalité quotidienne d’un paysan du Texas n’a rien à voir avec celle d’un Afro-américain des faubourgs de L.A qui n’a rien à voir avec celle d’un hipster de Manhattan qui n’a rien à voir avec… etc etc.

Trump n’a fait qu’accentuer la fracture entre tous ces Étatsuniens loin d’être unis. Mais celle-ci existait depuis toujours, et oui, la critique “trumpiste” des deux côtes (Est et Ouest, votant majoritairement Démocrate) qui prétendent représenter le visage des États-Unis, est hélas très juste. Hollywood à l’Ouest, New York à l’Est exportent à l’international leurs visions très partiales et partielles du pays.
C’est bien pour ça que des groupes punk texans tels The Dicks ou Big Boys par exemple (cf l’Chéri n°2) sont hyper intéressants : ils causent d’une des parties “lumpenisées” du pays. Pareil pour un type comme Eminem sur le lumpen urbain de Détroit (cf l’Chéri 11). On peut lui préférer maintes autres rappeurs, mais il a exprimé une réalité comme bien peu l’ont fait, même si cette expression n’est pas toujours à notre convenance. Et si s’intéresser à la country n’est pas “branché”, celle-ci révèle pourtant autant des États-Unis que le blues du Mississipi.

L’Européen “moyen” (si tant est qu’un tel concept existe) en visite aux USA est en général très vite abasourdi du faible niveau de culture générale de l’Étatsunien “moyen”. En clair, il est très facile de se moquer d’une nation d’incultes qu’on mettrait à l’amende au Trivial Pursuit. Des films comme Délivrance ou Easy Rider -parmi tant d’autres- nous donnent à voir des rednecks au QI d’une asperge… Mais qui a fait ces films ? Des intellectuels des grandes villes ? Banco !
Est-ce à dire qu’ils ont entièrement tort dans leur portrait d’une Amérique “white trash” ? Pas forcément. Reste que c’est un peu comme si on résumait tous les Turcs à ceux de Midnight Express
A ce titre, un film comme le premier Rambo est sans doute plus juste (bah oui). Et un chanteur-parolier comme Springsteen plus intéressant à bien des égards qu’un Dylan (bah oui). Même si je n’apprécie ni l’un ni l’autre.

Car qui s’est vraiment intéressé au sort des bouseux des “terres intérieures” ? Personne ou du moins pas grand monde. La classe ouvrière blanche a été abandonnée par les militants progressistes de toute nature. À par des exceptions historiques comme les Black Panthers qui ont forgé des alliances “contre nature” avec les Young Patriots. Mais les Black Panthers furent justement une exception ô combien formidable de lucidité politique (dont nous devrions tous nous inspirer, partout dans le monde).

Désolé, je pourrais en causer des heures car ce pays est fascinant, y compris dans ses aspects les plus horribles. Et il a façonné nos imaginations en exportant sa culture populaire comme sa culture de masse (du jazz des années 20 aux blockbusters actuels). Reste que si, pétris d’un dédain bien-pensant, l’on ne se penche pas sur les frustrations réellement populaires (issues du peuple) qui ont permises à Trump d’accéder au pouvoir, on loupera le coche de toute analyse constructive. Et cela pourra arriver partout.

Au bal, au bal masqué, ohé, ohé ! Publié le 9 octobre 2020, par CheriBibi

Tout le monde parle du Covid (ou de la Covid). Tout le temps. Pire que la météo niveau banalités. Les uns minimisent, les autres en font des tonnes. Entre les deux tendances, on tâche de respirer masqué. Ou de se poser les questions essentielles plutôt que de perdre son temps à analyser études scientifico-complotistes et scientifico-sécuritaires : quid du sexe oral à l’heure du masque généralisé ?
Bref, avant ou après le cuni confiné et la pipe hydroalcoolique, demain samedi 10 octobre, la JIMI (Journée des initiatives musicales indépendantes, à laquelle on participe depuis le début) n’est annulée qu’en partie : pas de salon ni d’invités (on avait prévu John King, dommage) mais des concerts, dont une carte blanche au ChériBibi avec les aminches The Ready-Mades et Jim Murple Memorial pour skanker masqué. C’est donc ce samedi soir au théâtre Antoine Vitez (un camarade) d’Ivry, 10 € à 19h30 (cliquer là pour plus d’infos). On y sera bien sûr. Avec le nouveau n°. Et j’avais même fait un « visuel » (ci-dessous) pour me foutre –as usual- de la gueule des rockers « indés » qui se la pètent avec leurs lunettes noires quand y’a pas d’soleil et leurs airs de wanna be Johnny Thunder. Bouffons, vous perdez rien pour attendre.


Haute couture populaire Publié le 17 septembre 2020, par CheriBibi

En attendant d’informer les rares lecteurs de ce Chéribiblog (maintenant que tout le monde -sauf nous- est chez Mark Zuckerberg) d’évènements à venir en octobre, le ChériBibi nouveau (ci-dessus) sera ce samedi 19 septembre à Bruxelles au sein de l’excellentissime et ô combien unique cinéma Nova, à l’occase de la soirée sur le défunt ciné porno l’ABC (que j’ai eu la chance et le plaisir halluciné de pouvoir visiter avant sa destruction, merci aux camarades du Nova !). Donc si y’en a des lecteurs & lectrices dans les parages qui veulent toper ce n°11 en primeur -il sera chez tous les bons libraires le 9 octobre-, vous savez où nous trouver (le bar est au sous-sol)…

Pis on fait la mise sous pli des abonnés mercredi 23 septembre, donc envois massifs en fin de semaine prochaine.
Si t’es pas encore abonné, je passerais à la boîte postale mercredi midi alors arrange-toi pour que le chèque y soit.

Tu veux ton ChériBibi ? ChériBibi veut ton grisbi !

(clique sur les images ci-dessus pour les lire sans te niquer les yeux)

Allez, un ‘tit hommage au grand Toots Hibbert en passant (on y reviendra… on y revient toujours à Toots !).


Le 9 octobre… Publié le 2 septembre 2020, par CheriBibi

49.3 de fièvre Publié le 1 mai 2020, par CheriBibi

« Le pire qui puisse nous arriver risque d’arriver parce que ce sera efficace. Il est aisé de lutter contre une politique d’atteinte aux libertés publiques dont on peut prouver l’inefficacité, mais comment faire lorsque ce n’est pas le cas ? Que va-t-on faire si, pour sortir, il nous faut télécharger une application gouvernementale retraçant tous nos déplacements ? J’ai bien peur que l’on ne connaisse déjà la réponse. Si l’on nous propose de sortir, mais diminués et contrôlés, tout porte à croire ou à craindre que l’on consentira à sortir diminués et contrôlés. »
Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, sur Médiapart le 12 avril 2020.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
Benjamin Franklin

 

« Nous sommes en glaire ! » a avoué le résident Macron, morve collée à la narine nationale. Lui sûrement, mais nous, on se mouche dans nos manches retroussées car on est déjà en guerre sociale depuis pas mal d’années (voire de siècles), et on a eu plus que notre quota de lacrymo dans les bronches, de yeux crevés, de grand-mère tuée par un jet de grenade, de jeunes étouffés par la police…
Aujourd’hui encore, on continue de compter nos morts, décédés de l’inanité gouvernementale.

Oh, rassurez-vous, après avoir déserté si longtemps ce Chéribiblog, j’y reviens pas pour étaler une analyse déjà tellement flagrante qu’elle se passe presque de commentaires.

L’incompétence et la duplicité de l’État ? Preuve nous en a été donné dès sa première réunion de crise sur la pandémie dont Emile Louis, euh, Guy Georges, non, Edouard Philippe (je confond toujours les gens dont le blaze cumule deux prénoms) est ressorti avec… tain tain tain, roulements de tambours… Un plan d’urgence concret ? Non, le passage en force de la réforme des retraites !
Je sais pas pour vous, mais moi, quand j’organise par exemple la réunion de préparation d’un concert, j’en ressors pas avec une décision concernant le parcours de notre prochaine manif contre le chômage… À croire qu’ils ont du mal à rester focalisés ces cons.
Bref, en ce moment, au moins on voit qui fait vivre le pays, aujourd’hui comme hier et demain : les classes populaires. Et parmi elles, les « premiers de corvée » : éboueurs, caissières, aide-soignants, infirmières, agents de nettoiement, livreurs, routiers, épiciers,… Majoritairement des femmes et des immigrés, les moins bien payés, les moins considérés.

Quant aux actionnaires, aux publicitaires, aux « décideurs », leur inutilité de parasites est démontrée. Un patron a besoin de ses ouvriers, l’inverse n’est pas vrai. La preuve par le fait.

Il nous reste, à travers nos actions et productions, à imaginer comment transformer cette prise de conscience générale en rapport de force face à l’adversaire minoritaire mais médiatiquement omnipotent.

D’autant que ce confinement de classe, car subi avant tout par ceux qui sont agglutinés dans des logements exiguës, sans balcon ni jardin, devenant proies d’une police sans retenue dès qu’ils sortent s’aérer les bronches, on n’est pas près d’en voir la fin. Déjà parce que je vous écris de la zone rouge, pour laquelle la date du 11 mai ne signifie rien. On reste confinés, avec les masques qu’on arrive à se bricoler ; avec nos solidarités de proximité. Je vous invite d’ailleurs à cliquer sur les mots en rouge, liens vers divers trucs tels les articles qu’on écrit pour le site de ma banlieue, rouge également.

Personnellement, sans balcon dans mon deux-pièces mais moins en difficulté que beaucoup car bénéficiant d’un glorieux CDD, j’écris donc pour le site municipal, interviewant mes compatriotes confinés (voir lien en rouge plus haut), et depuis un peu plus de 15 jours, je suis en poste à la Maison de quartier au dessus de ma cité, où l’on fait notre possible pour freiner la misère qui s’ajoute à la misère (j’ai fait le récit de ma première journée ici).

Évidemment, je bosse aussi d’arrache-pieds sur le prochain ChériBibi, qui devrait donc sortir quand on pourra sortir, c’est-à-dire à la rentrée (pour rester optimiste). Et vu que vous avez peut-être débarqué ici même uniquement histoire d’en savoir plus, il y aura notamment au sommaire une interview des Selecter, le prétexte idéal pour vous montrer présentement un beau live daté de 1979 qui redonne une patate pas possible !

Ça tombe bien, on en a besoin.

Dans la foulée, comme vous avez sûrement le temps, matez-donc ci-dessous un film ougandais extraordinaire, Bad Black, évoqué par mes soins dans Le Monde Diplo de mars et dont le prochain ChériBibi présentera une causerie avec son réalisateur, l’incroyable IGG Nabwana !

Voilà. Trop de choses à dire ou pas assez, je sais pas. Reste qu’Internet c’est pas ma came, je préfère le papelard… et sortir causer et danser avec les gens en vrai !

Prenez soin de nous !

Ère d’autoroute Publié le 19 décembre 2019, par CheriBibi

« Rien n’a encore changé, on marche encore sous la pluie… »
La Souris Déglinguée

Il paraît qu’aujourd’hui tout va trop vite, pourtant rien ne bouge vraiment.
Aussi, pour Noël, daignez que je vous offre deux petites chansons de mon enfance. Douces… ou pas.

Et pour le réveillon, « Réveille-toi banlieusard, réveille-toi fellaga ! Réveille-moi et réveille-la, réveille aussi tous les autres… »

Chéribibeat

Télécharger le lecteur Flash pour lire le jukebox.

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  • Moussier Abdulcisse de Mattazz le 11 octobre 2020 sur Haute couture populaire: De bien belles chaussettes
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