Actus Chéribibesques

Cocktail de saison Publié le 12 juin 2012, par CheriBibi

Tabasco dans les yeux. Cécité forcée. Brûlure de cerveau. Poison violent qui ronge le sang. Panne sèche d’antidote. On appelle ça une douleur incapacitante et ça arrive à des gens qui méritaient sans doute mieux. Sans prévenir qui plus est.
Cette incapacité à avancer, c’est un peu comme une interpellation forcément injustifiée où t’as juste à la fermer si tu veux pas te faire assaisonner, lacrymo dans l’œil et procès à la clef. Un peu (beaucoup) comme une rage rentrée qui veut sortir quitte à t’éventrer, éparpillant tes viscères aux alentours. Merci mais non, je viens de laver le parquet. Essaye de pas tout éclabousser, y’en a qui veulent continuer leur routine tranquille. T’auras beau insister, y’a des braves gens qui n’ont rien à se reprocher, ni remords ni regrets, se laissant conduire à l’abattoir par leur train-train quotidien.
On en est là. Pas de place pour la passion, à se contenter de cohabitation.

Et pourtant.

Pourtant y’aurait tant à dire, tant à faire. Ruer dans les brancards de l’amnésie collective. Se déboîter l’épaule pour s’extirper d’un camisolage forcé. Arrêter de se contenter de l’état de fait, de l’étal indécent d’une surdité générale. Faire du bruit. Propager un autre air que celui des mégaphones médiatiques, un air qui ne serait pas vicié par les lacrymos de la pensée unique. Un air qui trouerais autre chose que la couche d’ozone, un air célébrant notre fierté de ne jamais renoncer. Un air de fête peut-être, mais à notre sauce. Épicée.

Aujourd’hui l’hexagone semble considérer que l’alternance gouvernementale a mis un frein aux problèmes de nos survies quotidiennes, oublieux du fait que le « nouveau » gouvernement social-démacrotte a de sacrées casseroles au cul. Comme celui du Québec d’ailleurs, sauf que là-bas les casseroles résonnent jours et nuits depuis de longs mois… dans l’indifférence générale de ce côté de l’Atlantique. Carré rouge pour nuits blanches dans la (trop) belle province. J’y reviendrais (au propre comme au figuré).

Encore une fois, difficile de mettre des mots sur les maux. Difficile d’avancer dans le noir… alors autant extirper d’un passé toujours d’actualité une petite vidéo, fruit de rencontres parisiennes en mars 2007 à l’initiative (entre autres) de la rappeuse marseillaise Keny Arkana. Et faites-moi rigoler, dîtes-moi que ce qui s’y discute n’est plus au désordre du jour dans la France de Hollande (l’autre pays du chômage), en Grèce ou au Québec…

En attendant la fin du monde Publié le 31 mai 2012, par CheriBibi

Vidéo promotionnelle pour la sortie du roman Red London de Stewart Home (AK Press 1994). Dans l’ChériBibi 007, vous trouverez –entre autres délires assermentés- une causerie avec ce joyeux timbré, accompagné d’une nouvelle inédite en céfran. Chopez-le avant qu’il soit aussi épuisé que les n°1, 2, 3 & moi… On a la classe ou on l’a pas !

NOWHERE TO RUN Publié le 17 mai 2012, par CheriBibi

L’autre jour, un type très informé m’a dit qu’y fallait alimenter not’ blog plus souvent, « entretenir le buzz » pire qu’une guêpe aveugle devant une fenêtre fermée.
Sauf qu’y’a pas d’actualité Chéribibesque à balancer. Nada. Calme plat. Alors j’ai été voir comment font les autres, les bloggeurs professionnels…
Vu qu’sous divers prétextes pour entretenir et meubler leur existence virtuelle, ils racontent tous leur vie, pourquoi n’pas raconter nos survies ? Après tout, c’est sûrement aussi inintéressant : j’m’ai levé à matin, ai réchauffé le thé au riz élaboré la veille, fais mes exercices et ma toilette, enfilé liquette, jeans, brogues et Harrington pis suis sorti clope au bec dans la cour extérieure de ma prison, soit un périmètre d’1 Km2 où je tourne en rond depuis bientôt 38 piges. Crèche, maternelle, primaire, collège, boulot, chômedu, j’y ai tout fait tout comme y faut (ou à peu près) sans que le juge d’application des peines censé siéger là-haut dans le mirador céleste n’abrège la mienne. Oh, y’a des avantages, tout l’confort moderne… Un Village certes plus sympathique que celui de Patrick « N°6 » Mc Gohan, mais d’où il est aussi impossible de s’échapper. En tout cas, toutes mes tentatives ont foirés. Pis comme l’écrivait George Maxwell (cf l’Chéri n°5), « La belle se joue à deux »… et faut croire qu’aucune visite au parloir ne m’apportera lime et touche d’espoir.

La tête dans les nuages issus des cheminées de l’usine d’incinération d’ordures, j’ai marché quelques mètres hors de ma cité quand a surgit le premier zombi. J’y ai éclaté la tête d’un coup de clef à molette avec la force de l’habitude. Mais deux autres étaient planqués derrière un panneau électoral aux portraits déchiquetés. Ils avaient vraiment de sales tronches (les zombis, quoique les wanna-be-presidents aussi), notamment un encravaté qui aurait mieux fait de buter son coiffeur avant de clamser. Le premier a déchiré mon zomblou à coup de griffes, le second s’est pris un coup de saton dans les parties… Pas très efficace, j’étais mal barré. J’ai tenté une esquive entre deux carcasses calcinées mais ces lascars décomposés m’ont pas lâché. Sûrement d’anciens huissiers. L’un s’est retrouvé avec ma clef à molette dans la gueule, coincée entre sa mâchoire démantibulée et l’arrière de son crâne défoncé, mais l’autre m’a fait chuter, à présent désarmé. Il se jetait sur ma gorge quand sa cervelle putréfiée a giclé en même temps que résonnait une déflagration assourdissante. Me relevant, j’ai vu arriver Don Blades et le reste de la Trime Team dans le fourgon blindé aux armes de notre association. Bordel aqueux, il était moins une !
D’autres zombis sortant de la supérette bio à proximité, j’ai embarqué et on s’est calté, écrasant au passage une grosse zombie occupée à dévorer son gosse mort-né hors des passages cloutés. S’agissait d’pas traîner, on avait encore un paquet de ChériBibi explosifs à dégoupiller pour ravitailler les derniers foyers de résistance…

Quoi ? J’raconte que des conneries ? Y’a pas d’supérette bio en banlieue pis les zombis ça existe pas ? Tu prends jamais l’métro aux heures de pointe mon gars !

http://www.youtube.com/watch?v=SFZEStjTSoY

RIONS UN PEU (avant de crever) Publié le 29 avril 2012, par CheriBibi

« Si à 40 ans on n’a pas de base secrète sous-marine remplie d’armes atomiques et de chaudasses entraînées à tuer à mains nues, on a raté sa vie. »

Cette maxime du Tampographe Sardon claque comme un étendard sanglant dans le vent contraire du courant…
Ouais, bon, faute de savoir comment enchaîner après cet élan de vérité, j’écris un peu n’importe quoi. C’est pas la première fois. On trouve une citation qui tabasse et après faut meubler. Du reste, j’ai même pas 40 ans. Il ne me reste que deux petites années à vivre… avant ça.
Le trou d’cul publiciste Séguéla clamait qu’à 40 piges fallait la Rolex au poignet pour mériter de respirer parmi les winners… Je crois qu’avec mes allocs chômedu, la base secrète sous-marine sera plus facile à obtenir. D’autant que je connais déjà quelques chaudasses entraînées à tuer à mains nues. Et pour les armes atomiques, un petit séjour moscovite prévu dans quelques mois devrait arranger ça, il paraît qu’on en deale à tous les coins de rue là-bas. En 1988, j’en avais d’ailleurs ramené une magnifique petite ogive qui chauffait même le thé. Le mafieux qui me l’avait vendu sous le manteau afghan l’avait appelée «Samovar»… Je l’ai offerte à ma mère qui, depuis, brille dans le noir.

Si, arrivé là, vous avez pigé où veux-je en venir, ce serait aimable de me l’expliquer. Non parce que je voulais causer d’un truc qui m’a brusquement échappé pour rouler sous la béchamel qui coule de ma cervelle. Y’en a plein le plancher, c’est dégueulasse. À faire croire que je passe mes journées devant Youporn. Même pas. Inutile donc de mettre en ligne la super vidéo de ton ex-GF super chaudasse -d’autant que si elle est pas entraînée à tuer à mains nues, ça m’intéresse encore moins-, je passe mes journées à regarder le plafond (ou des films de science-fiction soviétiques, ce qui revient un peu au même) en fumant des clopes. Des tas de clopes. Et pour ça, il faut du tabac. Alors je bouge mon cul de temps en temps pour qu’il aille en acheter. Je l’accompagne même à travers cette banlieue trop familière. On fait la queue derrière les afficionados de la Française des Jeux rêvant de gratter autre chose que leurs croûtes au creux du bras. La gentille chinoise du bar-tabac me demande avec quoi je désire me suicider et là, parmi les paquets de cancer proposant (au choix) l’impuissance, l’intoxication de votre bébé, la stérilité, une mort lente et douloureuse, m’apparaît… le Che !
Quoi ? Le simili-baba à béret basque passé de la révolution latine aux T-shirts de Rage Against The Machine ? Lui-même. Après Cuba, après la Bolivie, après les casquettes et les porte-clefs, avant la Fête de l’Huma, revoilà Ernesto « Che » Guevara sur un paquet de tabac. C’est peut-être ça «la révolution au quotidien» ?
Oh, ne vous méprenez pas, moi je l’aime bien le Che. Il déboulait à moto en dégommant les méchants puis, tirant négligemment sur son cigare, déclamait sa tag-line d’enfer : « Hasta la victoria siempre ! », ce qui signifie à peu près «J’adore qu’un plan se déroule sans accro ! ». Bref, une vraie icône de série B. Comparé à lui, son ancien side-kick Fidel Castro est un peu comme Chuck Norris : il n’a pas su s’arrêter avant de devenir sa propre caricature.
Et voilà que sur un simple paquet de tabac, en dépit d’années de propagande douteuse, s’étale en lettres noires un avertissement à tous les collectivistes de la nicotine…

Oui, ce sont les trusts du tabac qui ont assassiné Guevara ! Et peut-être même Lumumba, Malcolm X, Trotsky, Gandhi, Rosa Luxembourg, Coluche… Pour ma part, après-demain j’arrête. Ça tombe bien, c’est le 1er mai (« Tousse ensemble, tousse ensemble ! Teuh euh euh… »).

Ah tiens, me reviens-je soudain de quoi fallait vous causer : la Trime Team du ChériBibi ne sera séparée de ses détracteurs que par une simple table (mais méfiez-vous, on y accueillera aussi les camarades du zine Kronik qui font tous du close-combat) lors du Salon du Livre Libertin les 11, 12 et 13 mai à l’Espace des Blancs Manteaux de fourrure à Paname…

Et t’as vu l’affiche, y’aura même un atelier pour apprendre à faire des A cerclés avec des livres de cul ! Ça c’est michto !
Comment ? C’est pas un salon de libertins mais de libertaires ? Tu veux dire plein d’anarchistes ? Avec des cheveux longs, des barbes et des disques de Léo Ferré sous le bras ? Meeerde… M’en fous, on y va quand même : y’a deux ans, une chaudasse entraînée à tuer à mains nues avait quand même traversé l’Atlantique exprès pour venir nous y voir ! Si ça se trouve, elle sera à nouveau là… J’écraserais alors négligemment ma nicorette entre les pages d’un bouquin de Stirner avant de l’emmener, par un passage camouflé derrière une pile de sandwichs au pâté, jusque dans ma base secrète sous-marine histoire de lui montrer ma collection d’armes atomiques.
On fera tout sauter, ce sera bien.

« Tel est le destin de ceux qui choisissent un jour la liberté : la logique de leur idéal les entraîne toujours au-delà du prévisible. »
(Florian Aguillon, Chroniques Marquisiennes)

L’abîme ne fait pas le moine Publié le 13 mars 2012, par CheriBibi

« Il faut choisir de se pendre, de se vendre ou de se battre. Nous nous battrons pour commencer. Après, nous verrons. »

Désolé, je n’ai su retrouver l’auteur(e) de cette citation au combat. Tant pis, c’est bien le moindre des trucs que je n’arrive pas à faire en ces temps de résistance au malheur. Pour autant, je fais mienne la formule et, plutôt que céder à la délivrance de me balancer au bout d’une branche (ça donne le vertige), prend un malin déplaisir à me relever chaque matin, boxeur sonné refusant obstinément de jeter l’éponge.
Maigre réconfort, je sais ne pas être le seul pour qui les coups et les douleurs ont remplacés les goûts et les couleurs. Mais dans une société faisant la part belle aux névroses cannibales, aux peurs irraisonnées, au renoncement et aux lachetés mensongères (que ce soit envers autrui ou soi-même), nous sommes heureusement un certain nombre à trouver préférable de ruer dans les brancards avec amour et dignité plutôt qu’écouter les sirènes d’une haine faussement consolatrice. Et pour ça, au lieu de rester cloîtré au fond du cendrier en consumant des rêves au goût de tabac froid, rien de tel qu’aller faire chier le bourgeois !
Chez lui tant qu’à faire.
Vrai, une bonne occupation ça occupe et, faute de combler le manque de tout (et surtout de l’essentiel), au moins ça canalise le dépit en une saine colère orientée vers qui de droite.

C’est ainsi qu’avec les aminches chômistes, on est allé -ce mercredi 7 mars- s’incruster au Fouquet’s, haut-lieu de frayage des grands immondes de ce monde et « ex-cantine » du petit président en fonction. Pour les ceusses qui connaissent pas l’endroit, c’est un resto très surfait sis avenue des Champs-Élysées. Loin de nos quartiers réservés quoi. Alors evidently, malgré la patine faussement cosy du lieu, on peut pas dire qu’on y est bien accueilli. Surtout quand, comme bibi, on foule le tapis rouge et pousse la porte suivi d’une centaine de chômeurs en faim de droits. J’eu beau faire une mini-révérence avec ma gapette devant la potiche de service en lui annonçant très aimablement qu’on venait dîner, j’ai bien remarqué à sa mine décomposée que la présence de gueux dans son établissement ne la mettait pas dans son assiette (on aurait peut-être dû réserver ?). Pourtant on n’est pas resté longtemps, juste le temps de faire un p’tit discours, de se prendre la tête avec des loufiats en excès de zèle et, pour ma part, de m’attabler à la « table préférée de Michel Audiard » (dixit une petite plaque dorée) afin de consulter le menu…

Oui, très surfait le Fouquet’s. Passe encore sur la bouteille de pif à 1000 euros (à ce prix-là je suppose qu’il est buvable) mais franchement, la macédoine de légume à 85 euros c’est du vol ! Même parsemée de grains de caviar et d’une tranche de saumon. Quitte à emmener mon aimée se faire reluire les papilles, je connais un p’tit gastos à Ivry où pour le même prix tu te tape la cloche 8 jours par semaine ! Mais voilà, le Fouquet’s c’est un endroit pour se montrer (et pour le coup c’est ce qu’on a fait), pour se pavaner entre gens de sa -sale- race, un repaire de bandits de haut vol, une auge à cochons profiteurs dont on ferait de bien gras jambons. Si y’avait pas les flics.

Non parce que les larbins du Fouquet’s se prenant pour Bob Denard, passe encore. Quoique j’en ai rarement vu d’aussi cons, et c’est pas faute d’avoir occupé tout un tas de spots favorables à leur rencontre (Assedic, Préfectures, siège de l’UMP, syndicats patronaux, boutiques de luxe, ministères et j’en passe). Vous je sais pas, mais moi à leur place, si une centaine de chômistes à bout s’invite dans ma carrée, je ferme ma gueule et tache de me faire passer pour un pot de fleurs. Eux non. Leur haine du gueux est la plus forte, ils ont la connerie épidermique. Voir un arabe sans baril de pétrole à fourguer, une femme sans collier de diamants et un type de plus de 50 ans sans Rolex, ça les énerve. Ils ont bien tort, c’est un coup à se choper une mandale sur le coin de sa face de rat. Là, ils ont eu de la veine qu’on soit, nous, des gens civilisés et pas des barbares habillés par Cardin.

Pour revenir à la maréchaussée, ne pouvant décemment tabasser femmes et hommes de basse extraction en période électorale, ils se sont cantonnés à quelques vieux réflexes comme arrêter un copain s’étant imprudemment éloigné, oublieux du fait qu’il était à la fois jeune et arabe et qu’il y a des endroits dans Ripa où cela peut s’avérer dangereux. Donc après un joyeux barouf, on s’est gentillement calté dans l’intention d’aller le récupérer au comico du quartier. Mais voilà, une petite cuillère aurait été dérobée dans le resto sus-cité (les couverts du Fouquet’s sont numérotés… T’en perd une, tu flingues toute la série!). Du coup, à peine quelques mètres plus loin, on s’est fait embarqué en nombre jusqu’à un centre de rétention du XVIIIe où les condés nous firent poireauter pas loin de 5 plombes dans une cour barbelée ouverte aux quatre vents (et à la pluie).

On a beau en avoir vu d’autres -et des pires-, cette interpellation de masse est bien la preuve du caractère petit et mesquin qui anime nos chers gouvernants. N’ayant juridiquement rien contre nous, ou pas vraiment (une « manif non autorisée » et le soi-disant « vol en réunion » d’une petite cuillère jamais retrouvée), ils nous font mariner un -sacré- moment dans le froid, la flotte et le vent pour que, quand même, on se rappelle qu’on ne peut batifoler impunément dans les zones de non-droits que sont, pour nozigues, le VIIIe arrondissement et ses restaurants. Chasse gardée de ses saigneries. Bref, ils nous auront au moins prouvé avec certitude qu’on les a bien fait chier. Et ça, c’est une bonne motivation pour recommencer !

En attendant la prochaine fois revancharde, la survie continue… Un avion transatlantique bien intentionné a ramené une amie canadienne sous nos tropiques et, même si ce n’est pas celle que j’attend, ça m’a tellement fait plaisir qu’en 10 mn au comptoir j’y ai organisé un ch’ti concert-surprise. La miss s’appelle Jenny Woo (les lecteurs du dernier ChériBibi en ont bien évidemment entendu causer), vient d’Edmonton via Ottawa et fait de la « oi! acoustique » entrainante et marrante comme tout ! Pis après, pour continuer à te faire vibrer, y’a ton DJ préféré (n’acceptez aucun substitut édulcoré) alors… tu viens ?

On se quitte (pour mieux se retrouver dans un avenir incertain) avec le clip de sa chanson Stronger -tourné là où j’ai laissé mon coeur- et son refrain déterminé : « Ce qui ne nous détruit pas nous rend plus fort » (d’accord mais quand on est détruit, on fait comment ?)…

http://www.youtube.com/watch?v=VdGPCVzWmoM

PS1: Ah, j’allais pas oublier (car mézigue j’ai pas l’amnésie facile) mais la même fin de journée, à deux pas, y’a le camarluche Syl qui expose dans not’ bouclard préféré. Dont acte.

PS2: Si y’en a des qui par hasard s’demanderaient quel rapport il peut bien y avoir entre une occupation de chômistes en colère et une revue de culture populaire, je vous invite à relire vos classiques ici-même. En plus, on a rajouté quelques extraits assez parlants des nombreuses critiques qui nous sont faites… Et n’allez pas croire qu’on les publie pour se gonfler les chevilles, non, c’est de l’autodéfense ! C’est vrai quoi, à force de se faire marcher sur la gueule au quotidien, à force de survivre dans les marges d’une vie rêvée et se voir refuser l’accès à nos pâtisseries préférées faute d’être assez bien apprêté dans la modernité, on finit par ne voir dans le miroir qu’un loser inutile, mal rasé et mal aimé, un vieux tigre de papier (recyclé) dont l’investissement de longue haleine est balayé d’un clic de souris… Alors que si tu résilies ton abonnement à vie au ChériBibi parce que tu crois avoir trouvé mieux dans les mirages de la nouveauté virtuelle, c’est toi qu’a la lose mon ami(e) !

En 2012, faites de beaux rêves… Publié le 14 janvier 2012, par CheriBibi

…et, bordel à queue, même si la vie ressemble trop souvent à une tartine de merde, ne lâchez rien et battez-vous pour les réaliser !

IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI Publié le 22 décembre 2011, par CheriBibi

 

Quand rien ne va plus,

Quand on n’en peut plus,

Quand on a l’âme essorée,

Quand nos rêves sont brisés,

Quand l’horizon est bouché,

Quand on a du mal à respirer,

Quand notre cerveau est vidé,

Quand nos espoirs sont piétinés,

Quand on a tout donné et rien gardé,

Quand on s’est fait jeter sans préavis,

Quand on n’attend plus rien de la vie,

Quand on a renoncé à l’envie de picoler,

Quand on sait qu’on a été bien vite oublié,

Quand on est noyé, broyé, magané, lessivé,

Quand on a perdu ce pour quoi on se battait,

Quand la déception nous entraîne vers le fond,

Quand on passe ses journées à regarder le plafond,

Quand on a vu ce que donnaient les belles promesses,

Quand on se réveille seul alors qu’on rêvait de caresses,

Quand on ne peut réveillonner ni à Niouyork ni à Mourial,

Quand on va passer l’année avec le cœur qui crève la dalle,

Quand tout ce en quoi l’on croyait nous a bien fait la nique,

Quand on est trop romantique pour cette société égocentrique,

Quand chercher à comprendre et à se défendre ne mène à rien,

Quand on n’a plus goût à nib, plus de motivation, plus d’entrain,

Quand le manque est chaque jour, chaque nuit plus insupportable,

Quand bosser, boxer, bouffer ou baiser n’occulte pas l’irremplaçable,

Quand on ne reverra jamais les yeux qui nous disaient « Je t’aime ! »,

Quand on a envie de tuer tout le monde en commençant par soi-même,

Quand on ne peut plus regarder par la fenêtre sans avoir envie de sauter,

Il ne reste plus qu’une seule chose à faire pour avoir l’impression d’oublier…

Aller danser !


 

Le dernier numéro de la revue Chéribibi (n°15)

Chéribibeat

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La couverture du ChériBibi n°1
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La couverture du ChériBibi n°14
La couverture du ChériBibi n°15
VERMINAX LE GREDIN DE L’OMBRE  Une bande-dessinée de Tôma Sickart
4 CD BEFORE REGGAE 1951 – 1962

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Association ON Y VA
BP 60 017
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ten.ibibirehc@tcatnoc ou moc.liamg@avyno.ossa

Who's who des causeries parues dans Chéribibi

CB AS = ChériBibi ancienne série (1991-2006) -Plus disponibles-

CB = ChériBibi nouvelle série (depuis 2007) -La plupart encore dispo-

A
8°6 Crew > CB AS 9
Abdel Hafed Benotman > CB 9
Alan Hofmanis > CB 11
Alex de la Iglesia > CB 14
Alpheus > CB 15
Alton Ellis > CB AS 13 & CB 4
Angelic Upstarts > CB AS 15
Angelo Dundee > CB 6
Anne Bitran > CB AS 13
Archie Shepp > CB 10
Asian Dub Foundation > CB 14
Attila The Stockbroker > CB AS 15
Aya Cissoko > CB 11

B
Bad Manners > CB 15
Banda Bassotti > CB AS 13
Batmobile > CB AS 15
Beat-Man > CB 10
Bérurier Noir > CB AS 14 & 15
Black Flag > CB 15
Boots Riley (The Coup) > CB 10

C
Carl Dawkins > CB 10
Carlos Azagra > CB 14
Caroline Munro > CB 10
Cedric Brooks > CB AS 13
Cherine Anderson > CB 1
Christian Corouge > CB 13
Christina Lindberg > CB 13
Civil Agression > CB AS 7½
Cockney Rejects > CB 1
Costa-Gavras > CB 11
Crabs > CB 10

D
Dave Barker > CB 2
Dawn Penn > CB 9
Decibelios > CB 14
Dennis Alcapone > CB AS 13 & CB 2
Dennis Bovell > CB AS 10 & CB 15
Derrick Morgan > CB AS 13 & CB 6
Don Letts > CB 1

E
Eddie « Tan Tan » Thornton > CB 3
Emory Douglas > CB 12

F
Fermin Muguruza > CB 14
Fronza Woods > CB 14

G
George Dekker > CB 2 & CB 15
GJ Arnaud > CB 10
Glen Adams > CB AS 15
Glen Matlock > CB 13

H
Hélène Lee > CB AS 13 & 14
Henriette Valium > CB AS 13 & CB 13
Herschell Gordon Lewis > CB AS 14

I
IGG Nabwana > CB 11
Inner Terrestrials > CB 4
Invincible & Wajeed > CB 11
Iron Cross > CB 12

J
Jann-Marc Rouillan > CB 9
Jean-Bernard Pouy > CB AS 13
Jean-Marie Arnon > CB 5
Jean-Pierre Dionnet > CB 11 & CB 12
Jean-Pierre Lecompte > CB 10
Jello Biafra > CB 9
Jim Murple Memorial > CB AS 14
John King > CB 10
Johnny « Dizzy » Moore > CB 14
José Jourdain > CB AS 8, 9, 10, 11 & 12
Junior Murvin > CB AS 15
Justin Hinds > CB 14

K
Ken Boothe > CB AS 13
Ken Loach > CB 13
Ketty Steward > CB 15
Klasse Kriminale > CB AS 13

L
La Compagnie Jolie Môme > CB 3
Laurel Aitken > CB AS 14
Lina Wertmüller > CB 007
Linton Kwesi Johnson > CB AS 10
Lizzie Borden > CB 15
Lone Ranger > CB AS 13
Louise Mey > CB 14

M
Marc Caro > CB 8
Marc Perrone > CB AS 13
Marcia Griffiths > CB AS 13
Marina P > CB 15
Martha Reeves > CB 11
Martine Beswick > CB 10
Maryam Ashrafi > CB 13
Max Romeo > CB AS 14
Melvin Van Peebles > CB 4 & CB 5
Mikey Dread > CB 1
Ministère des Affaires Populaires > CB 1
Miriam Linna > CB 12 & CB 13
Monia Moula > CB 13
Mylène Sauloy > CB 13

N
Nabat > CB 8
Norma Fraser > CB 12
Norman Spinrad > CB 6

O
Oscar Castro > CB 10

P
Pascal Tourain > CB 1
Prince Buster > CB AS 15
Puppetmastaz > CB 13

R
Rageous Gratoons > CB AS 8
Ray Gange > CB 13
Reagan Youth > CB 8
Rhoda Dakar > CB 10
Rico Rodriguez > CB 3
Roger Corman > CB 11
Roland Oldham > CB 11
Roy Ellis > CB 8

S
Sarah Savoy & Les Francadiens > CB 3
Serge Gainsbourg > CB 9
Seth Tobocman > CB 1
Skatcats > CB AS 9
Skully Simms > CB 14
Sonia Pottinger > CB 5
Stewart Home > CB 007
Stiff Little Fingers > CB 10
Stranger Cole > CB 14
Susan Cadogan > CB AS 15

T
The Adicts > CB 3
The Cimarons > CB 15
The Congos > CB 007
The Last Poets > CB 4
The Long Tall Texans > CB 14
The Members > CB 007
The Oppressed > CB AS 7½ & 15
The Outcasts > CB 15
The Pioneers > CB 15
The Selecter > CB 11
The Skatalites > CB AS 13
The Specials > CB AS 12
The Slits > CB 2
The Toy Dolls > CB 11
The Trojans > CB AS 13
The Twinkle Brothers > CB 13
Tien An Men 89 Records > CB 3
Toots & The Maytals > CB AS 14

U
UK Subs > CB AS 14

V
Vin Gordon > CB 12

W
Wanda Jackson > CB 5
Wayne Kramer (MC5) > CB 11
Winston Francis > CB 007
Wu Ming > CB 8