Actus Chéribibesques

Bon pied bon œil Publié le 12 avril 2019, par CheriBibi

« Please mind the gap between the train and the plateform. »
Annonce underground, début du XXIe siècle (évocation probable de la lutte des classes).

On va aller direct au superflu, l’essentiel se passant dans la rue –en gilet jaune ou pas–, vu qu’Internet et la promo me gavent à armes égales.
En attendant un prochain ChériBibi vers la rentrée (des classes) 2019, où d’ailleurs se côtoieront entre autres un ministre de la culture (Emory Douglas du Black Panthers Party For Self-Defense, exemple à suivre), une panthère blanche (Wayne Kramer du MC5), une bad girl de Détroit (Martha Reeves), une boxeuse littéraire (Aya Cissoko), un agent d’entretien glam-rockeur (Jesse Hector), une strip-teaseuse polardeuse (Gypsy Rose Lee) et un cinéaste au subversisme frappadingue (Roger Corman), voici quelques rendez-vous festifs à glisser judicieusement entre deux émeutes :

Jeudi 18 avril à Limay, on joue les argothérapeutes avec le père Thierry « Cokrane » Pelletier en lisant des textes argotiques (donc), subversifs (toujours) et pégriots (tant qu’à faire).

Vendredi 19 avril, je mange avec ma cousine, ma tante et mon oncle, mais vous en avez sûrement rien à foutre (dommage).

Samedi 20 avril, on fait jouer les fabuleux Long Tall Texans, les non-moins fabuleux Bulgarian Yogurt et les il-n’empêche-pas-moins-fabuleux Moonshiners (avec encore le Titi Cokrane dedans) lors d’une soirée qui fera la part belle à la contrebasse, l’un des instruments les plus mirifique (synonyme de fabuleux) avec l’accordéon… et la guitare électrique pis la batterie paçke faut pas déconner.
Nés en 1987, Les Moonshiners ont écumé tous les mauvais lieux de la capitale pour y distiller leur psycho-rockabilly frelaté. Toujours pas calmés, ils se promènent entre les Appalaches et Kingston en passant par Montmartre, à quelques milliards d’année lumière de la pacotille branchée et du clinquant vintage sévissant trop souvent aujourd’hui.
De leur côté, mêlant un puissant yaourt totalement incompréhensible et une chaude contrebasse à une bonne dose de couacs saxophoniens sortis du fin fond des cavernes, les Bulgares parigots réinventent le cirque rock’n’rollesque en folie !
Enfin, depuis 1985, le trio anglais Long Tall texans s’est imposé en incontournable de la scène psychobilly. Forts d’une contrebasse furieusement slappée et d’un répertoire n’oubliant ni ses origines rockabilly ni l’imaginaire d’un far-west de bande-dessinée, Long Tall Texans font bouger les hanches du plus anémié des zombies d’outre-espace !

Pis jeudi 9 mai, ce sont les quand-même-pas-mal-fabuleux Bad Manners qu’on ramène au Hangar, dans notre beau foyer ivryen, avec Flo des Steady Tones (qui accompagnèrent Keith & Tex en 2017 et, attention, accompagneront Stranger Cole le 9 novembre !) en guest pour son superbe hommage à Judge Dread ! Spécialiste incontesté du reggae salace, le chanteur anglais Judge Dread (Alex Minto Hugues, 1945-1998) aura marqué des générations d’amateurs de sous-entendus (cf ChériBibi n°9). A must to shave !
Les Bad Manners quant à eux, n’ont toujours pas appris les bonnes manières, tant mieux ! Formés à Londres en 1976 autour de l’imposant Buster Bloodvessel, ils furent les fers de lance (aux côtés des Specials, Selecter, The Beat et Madness) d’un renouveau du ska alliant sens de la fête et condamnation du racisme gangrénant une partie de la scène skinhead. Put on your boots & remember your roots !

Enfin (ou presque), rapport à quelques posts précédents, mon bouquin sur 100 ans de sport populaire à Ivry (donc pareillement un peu partout en France) est sorti, mais juste en vente à l’Union Sportive d’Ivry –dont le-dit ouvrage narre l’histoire– et à la librairie Envie de Lire d’Ivry…

En avant-goût, un petit topo sur le polo-vélo, sport prolo par essence –vu que les aristos ont des chevaux–, dans le dernier Monde Diplo.

Pis bon, pour passer le temps entre deux actes (manqués ?) ou animer ceux-ci, y’a toujours ma compile BEFORE REGGAE, que tu peux nous commander 20 € porc compris afin de l’écouter, l’apprécier, danser et compenser en partie le fait que Pôle-Emploi se refuse à me verser des indemnités pour lesquelles j’ai cotisé pendant que Bernard Arnault gagne 601 € par seconde en se branlant la nouille sur une photo de Macron.

Enfin, si t’as pas le dernier n°10 du incroyablement-fabuleux-et-pourtant-si-modeste ChériBibi 3D, sache qu’il est plus que temps de te rattraper car il vaudra très cher auprès des hipsters dans 50 ans (d’où l’intérêt d’acquérir également un lance-flammes !). D’ailleurs, les n°6, 7, 8 & 9 sont toujours disponibles, alors crée-toi un patrimoine, pense à tes enfants et à ta retraite de maigre, merde !

Pendant l’insurrection, la vente continue !

Refrain en tête (de manif) Publié le 6 décembre 2018, par CheriBibi

« On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent. »
Berthold Brecht

« I despise violence… but what is the violence of all these people and burned luxurious cars, compared to the structural violence of the French –and global- elites ? »
Pamela Anderson

 

Avenir à venir Publié le 1 octobre 2018, par CheriBibi

Le nez dans le guidon, à quelques jours de l’arrivée (c’est-à-dire le rendu à l’imprimeur de mon bouquin sur 100 ans de sport populaire à Ivry, voir message précédent –et souscrivez ! Sinon après vous vous plaindrez que c’est trop cher), il me faut quand même prendre cinq minutes pour vous avertir que, samedi 6 octobre prochain, on fait jouer les fabuleux Moonshiners et les non moins fabuleux Furioso ! Y’a l’affiche là, sauf que contrairement à ce qui est indiqué, c’est 8 €.

Par ailleurs, la veille je passe des skeuds dans le XIIIe (flyer ci-dessous itou), pis le samedi 13 on tient une table à la JIMI à Ivry comme chaque année, et j’y anime une rencontre avec Alex du fanzine Ratcharge autour de son bouquin Entre un néant et un autre.

Ensuite, mais j’en reparlerais probablement d’ici là, le 19 octobre on fait une double séance + Chéribibeat Sound-system au cinéma Nova de Bruxelles. Toutes les nymphos en cliquant sur les trucs rouges !

C’est ça qu’est ça.

 


A wet ungenial summer Publié le 10 août 2018, par CheriBibi

Cher journal,

Cela fait à présent de longs mois que, soudé à ma table de travail, je n’ai aperçu la lumière du jour ni croisé âme qui vive. La Lune blafarde, quand la noirceur orageuse baignant la lande grise ne l’occulte point, est ma seule et triste compagne. Mes provisions s’amenuisent. La dernière bouteille de Château Lafite n’est plus qu’un vague souvenir et j’en suis réduit à rouler des mégots de Montecristo émiettés dans les pages de la Pléiade. Quant aux bougies, j’en recycle la cire afin de pouvoir continuer à rédiger sans répit. Leur lueur vacillante fait naître sur les tapisseries du manoir des ombres fantasmagoriques qui nourrissent mes cauchemars lorsque le marteau du sommeil s’abat sur l’enclume de ma volonté laborieuse.

De l’autre côté de la fenêtre embuée par cette lourde moiteur qui enveloppe chaque instant, une corneille déplumée vient parfois me narguer, perchée sur la rembarde de fer forgé telle quelque sinistre vigie d’outre-tombe. Je la soupçonne d’avoir fait fuir ou, qui sait, tué le pigeon-voyageur me reliant au monde des vivants. À moins que ce ne soit la bête sauvage dont la fantomatique présence se devine dans la morne plaine encerclant l’antique demeure. Parfois, si la fatigue fait vaciller ma plume, des griffes râclent la porte d’entrée, comme pour me rappeler l’échéance à laquelle me suis-je follement engagé.

Car n’était-ce point folie de me lancer dans pareil ouvrage ? Ma tâche ne fusse-t-elle devenue tant obsédante, en viendrais-je à maudire cette fatale soirée où un orgueil inhabituel, sans doute stimulé par force liqueurs doucereuses, me fit relever l’incongru défi lancé par une mystérieuse intrigante au fond d’une auberge malfamée de Poitou-Charentes dans laquelle une curiosité purement ethnologique avait poussé mes souliers à s’encanailler. Frappant le comptoir de chêne avec la force d’une main de pasteur évangéliste sur la bible dominicale, m’étais-je alors écrié « Écrire un livre de 260 pages sur cent ans de sport populaire à Ivry-sur-Seine ? C’est comme si c’était fait ma poule ! »

Ô imprévisible fatalité ! Qui aurait pu soupçonner qu’un esthète de mon rang, auréolé d’une gloire littéraire aux lauriers tempérés par cette modestie légendaire dont les critiques ne tarissent d’éloges, soit à présent plongé dans une telle outrageuse aventure ? Que vont penser les fidèles lectrices et lecteurs de ma distinguée revue consacrée à l’excellence délicate de l’exception culturelle universelle, en voyant ma noble prose servir à présent la mémoire et les desseins d’une poignée de jeunes prolétaires amateurs d’activités physiques ? Des fainéants internationalistes qui, au sortir de leurs 16h d’usine quotidiennes, n’aspiraient qu’à courir, sauter, nager, jouer au ballon et à la gymnastique ! Dans un terrain vague qui plus est ! « Mais enfin mon brave, que sont ces fariboles plébéiennes ?, ne manqueront pas de m’assener les sommités intellectuelles m’invitant habituellement à de bien frugales agapes sur les vertueux rivages du lac Léman. Qui cela peut-il bien intéresser d’apprendre que les prolos, faute de chevaux, jouaient au polo à vélo ? Que des ouvrières banlieusardes posèrent les bases du sport féminin pour le siècle décadent à venir ? Que d’autoproclamés sportifs travaillistes étaient à la pointe de l’agitation antifasciste dans l’entre-deux guerres ? Que des… communistes furent les instigateurs d’une fort fâcheuse démocratisation du sport !? »

Mes tempes bourdonnent comme sous l’assaut d’un essaim d’abeilles ouvrières. Dans un peu plus d’un mois, ce qui restera de mon intégrité physique remettra le manuscrit, également mis en page par mes soins fièvreux, à un imprimeur aux ongles noirs d’encre indélébile. Puisse dès lors le ciel m’accorder son pardon.

Aujourd’hui et demain Publié le 28 mai 2018, par CheriBibi

Aujourd’hui dans L’Humanité (le journal), la lutte s’affiche fermement !
Ci-dessus ma joyeuse contribution à une série d’images humaginaires faites pour draper les rues occupées par nos corps défendant le fruit (défendu donc) des luttes de nos ainé(e)s, toujours d’actualité. Clique sur le lien en rouge si t’as rien pigé à ma phrase à rallonge.L’image est téléchargeable en très bonne déf’ sur le site de l’Huma (et bien sûr dispo sur simple demande auprès de nos sévices) pour tirage illimité et collages forcément sauvages. Ou pour être brandie en manifestation (d’où le terme « papier à en-tête de cortège ») à l’instar de notre démonstratrice ci-dessous, éminente membre du Chéribiblock !
Et demain le 22 juin, à Brest (après un détour par Mainz en Allemagne le 9, cf post précédent), le panard de surprises visuelles et sonores pour se remettre les tympans du vacarme des grenades de désencerclement…

Ah ça ira !

Ramassage (de) colère Publié le 11 mai 2018, par CheriBibi

« Je sens combien ça m’est impossible,
De vivre comme les autres gens,
Je suis vraiment indescriptible,
Bossu, difforme et repoussant,
Toujours on me montre du doigt,
J’ai beau essayer de me cacher,
Les enfants hurlent quand ils me voient,
J’aimerais tant les étrangler.

Laid, je suis laid
J’ai l’air d’une image de l’enfer ! »

Depuis le temps que j’avais rien annoncé par icitte, me triturais-je les méninges dans le métro pour pondre un truc qui fasse intelligent. Je reviens de Montreuil, soirée bières & potes pas trop tardive. À peine avachi, peinard, sur la ligne 7, v’là que résonne un gros « Zig oïl ! » dans la rame.
Me redresse afin de repérer le néonazi bourré auteur de ce beuglement inapproprié.
Point d’aryen, c’est un renoi looké en employé de bureau (liquette, jeans propret, chaussures en cuir pointu) qui gueule ainsi, assis : « Allez vous faire enculer, je vais tous vous tuer ! »
Il menace personne en particulier, soliloquant sa haine solitaire… avant de se mettre à entonner, par cœur s’il vous plaît, Gueule d’enfer des Trotskids !
Oh, j’en ai connu, des nazis basanés. La couleur n’est pas un critère quand il s’agit de connerie, tout antiraciste sait cela (ou serait censé le savoir). Mais ça titille toujours la curiosité, un pas blond aux airs de jeune cadre dynamique enchaînant cris du IIIe Reich et chant punk. Le mélange de ces deux références (Trotskids et « Zieg heil ! ») a déjà un goût de mariage contre-nature… Va-t-on vers la société cosmopolite tant crainte des fachos ? Des cadres nazis-punks renois plein le métro ?
Hélas, le type est sorti de la rame avant que je le sois de mon étonnement. Saura-t-on un jour d’où tirait-il pareils références antagonistes ? Il est des mystères que l’on ne peut percer en fin de soirée…

Sans aller jusqu’à de telles extrémités en matière d’éclectisme, ton ChériBibi plus punk renoi que nazi bourré t’invite à mêler soul, oi ! et ska-reggae ce jeudi 17 mai à Ivry. Y’a les aminches québecois des Prowlers, pis The Ready Mades et 8°6 Crew de nos banlieues, ça va être chouette !

Ensuite, le 9 juin, l’ORF Sound-System représenté par Phil et mézigue fera l’after au festival Riverside Stomp de Mainz, en Allemagne. Le camping est vaste, ramène ta gueule (d’enfer) !

Enfin (pour l’instant), on sera à Brest le 22 juin avec Stéphisteph & Brigitte – Cigale Records – pour danser et soliloquer autour du dernier ChériBibi, à l’éclectisme antinazi.

Un ChériBibi n°10 qu’il faut lire dans le métro au lieu d’écouter les vociférations des bourrachos vert-de-gris, surtout justement s’ils sont noirs (au sens alcoolique du terme).
Malcolm X, reviens, ils sont devenus fous !

On ne savait pas que c’était impossible, alors on l’a fait. Publié le 4 mars 2018, par CheriBibi

« Sur le Ring et au fond même de leur ignominie volontaire, les catcheurs restent des dieux, parce qu’ils sont pour quelques instants, la clef qui ouvre la Nature, le geste pur qui sépare le Bien du Mal et dévoile la figure d’une Justice enfin intelligible. »
Roland Barthes, Mythologies, 1957.

Organiser un gala de catch en soutien à notre asso de chômeurs, l’Apeis ? Si l’idée faisait marrer tout le monde, peu semblaient y croire. La municipalité d’Ivry mettait à notre disposition le gymnase Auguste Delaune, temple du handball d’une jauge de 1477 places ; on avait 500 affiches et 5000 flyers à dispatcher ; une dizaine de catcheurs de l’ABCA (la plus vieille école de catch de France) ; une fanfare de 13 personnes (le Bellette Brass Band !) ; la cantine des Bokhalés qui préparait plus de 500 repas ; des fûts de bière… et moults frais divers. Fallait pas se louper, sous peine de transformer une soirée de solidarité en gouffre financier. Mais surtout, au-delà des questions triviales de pognon, ce gala allait prouver ou infirmer ce que l’on défend depuis si longtemps (dans ChériBibi et ailleurs) : la culture populaire, tant méprisée des élites, est l’antithèse de cette « culture de masse » décérébrante et mercantile qu’on nous sert matin, midi et soir. La culture populaire, culture de classe, fabrique de la fraternité et, de fait, peut réunir un public éclectique autour de bonheurs combattifs.

Résultat ? 1394 entrées (1500 selon Le Parisien), autant dire carton plein pour ce gala sur lequel peu auraient vraiment parié, sauf nous. Une soirée rare, exceptionnelle, chaleureuse, drôle, politique, amicale… et pleine de sens. Un public qui ressemblait à la vie, la vraie : jeunes, vieux, femmes, hommes, rockeurs, Roms, prolos avec ou sans boulot, militants, voisins ou venus de loin. Voilà comment on fête les 30 ans de l’Apeis (et la sortie du dernier ChériBibi), avec un grand et beau spectacle populaire. Et un gros doigt à ceux qui n’ont que mépris pour cet adjectif, « populaire » ; à ceux qui rabâchent qu’on ne s’adresse qu’à des « niches » et que le peuple dont on parle tant n’a que faire de nos sommaires.
Bien sûr, hors le bonheur et la joie ressenti et partagé, cette soirée nous permet d’avoir des moyens pour continuer à nous battre afin de faire valoir les droits de celles et ceux qui sont stigmatisés, chômeurs, précaires, sans droits. Mais surtout, elle a prouvé la justesse et la nécessité de ce que l’on défend dans nos pages et nos actions. Alors oui, aujourd’hui nous sommes émus et fiers. Et fiers d’être émus. Merci à toutes, à tous. La lutte des classes a vraiment de la classe.

Photo David Merle. D’autres images à venir ici-même. Et surtout, prenez une demi-heure pour mater le superbe reportage de Doc du Réel ci-dessous (merci Camille !!!). Ça refile la patate, que vous fussiez présents ou, hélas, non…

 

Au fait, le Chéribibeat Sound-system sera à l’œuvre ce vendredi 9 mars en première partie du Jim Murple Memorial au Hangar d’Ivry sur Seine (20h30 – 11€) et samedi 10 mars à partir de 18h au Black Market à Dijon (59 rue Berbisey)… avec évidemment le stock de ChériBibi n°10 ! D’autres dates à venir bientôt…

La bannière de promotion de la sortie du Chéribibi n°10

Chéribibeat

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