Actus Chéribibesques

CATCH THE (CHÉRIBI)BEAT Publié le 18 avril 2024, par CheriBibi

Groupe vocal légendaire de la musique jamaïcaine formé en 1962 (puis reformé en 1967 autour des deux membres actuels : Jackie Robinson & George Dekker), THE PIONEERS ont enregistré pour le célèbre producteur Leslie Kong (découvreur de Bob Marley et Jimmy Cliff) en Jamaïque puis pour Trojan Records en Angleterre où leur chanson Long Shot Kick De Bucket sera un immense succès en 1969. Puis c’est l’enchaînement avec Down At The Club, Reggae Fever, Let Your Yeah Be Yeah, Catch The Beat, Time Hard ou Starvation, pour ne donner que quelques exemples… C’est un honneur d’accueillir George Dekker & Jackie Robinson à Ivry pour leur tout premier concert en région parisienne, accompagnés par The SteadyTones !

En première partie, BOSS CAPONE & PATSY est le projet parallèle de deux artistes de la scène ska néerlandaise avec Boss, chanteur-guitariste des Upsessions, et Patsy, chanteuse des Originators. Boudewijn « Boss Capone » Van Trigt a collaboré avec Lee Scratch Perry, a été lauréat d’un Grammy, a fait des tournées dans le monde entier et a vu ses chansons figurer dans divers films et séries, tandis que Renske « Patsy » de Boer apporte sa vibration jazz enivrante !

En guise d’apéritif, venez la veille, jeudi 16 mai, au Luxy où la journaliste spécialiste du reggae, notre amie Hélène Lee, présentera son documentaire Le Premier rasta (2011), qu’elle a réalisé d’après son livre éponyme paru en 1999. Sur une bande-son signée de Max Romeo, The Abyssinians ou encore Grounation, LE PREMIER RASTA est un trépidant documentaire consacré à Leonard Howell (1887-1981), voyageur, marin, rebelle et fondateur du mouvement rasta. Une plongée dans l’histoire politique, sociale, musicale et spirituelle pour le moins mouvementée de la Jamaïque !

 

Plus durs ils seront, plus dure sera leur chute Publié le 2 mars 2024, par CheriBibi

« Le reggae est une médecine pour le monde » affirmait le chanteur & producteur jamaïcain Niney « The Observer » Holness. Aussi, plutôt que dérouler l’horrifique liste sans fin des exactions d’une classe dominante en roue libre – de l’impunité satisfaite des hommes de pouvoir décrétant face aux accusations de violences sexuelles qu’il faut séparer le porc du lard triste, au génocide en cours à Gaza (plus de 30 000 morts dont 25 000 femmes et enfants) –, on vous convie à quelques moments de répit et de réconfort. Une projection, des concerts, qui ne sont en aucun cas des « divertissements » détournant l’attention mais des vitamines pour affronter un présent et des perspectives de futurs guère réjouissants. Il s’agit d’être en pleine forme mentale et physique pour lutter. C’est bien là l’un des principaux intérêts du reggae, musique de « sufferers » née de la force vitale des survivants de l’esclavage, du colonialisme, des migrations forcées et de l’exploitation capitaliste effrenée.

Demain, dimanche 3 mars à 17h au Luxy, ciné municipal d’Ivry, on aura à nouveau le plaisir de projeter sur grand écran (après l’avoir fait au festival Hallucinations collectives de Lyon en 2022) le tout premier film jamaïcain, The Harder They Come de Perry Henzell (1972), sorti en France sous le merveilleux titre Tout, tout de suite (cf ChériBibi n°1).
La séance sera suivie d’un apéro / mini-conférence / sound-system avec une platine et quelques 45T.

Et comme je m’y prends souvent (toujours) trop tard pour annoncer des trucs ici-bas, retenez les dates suivantes :
Toujours à Ivry, vendredi 17 mai à 20h au Hangar, on aura cette fois le plaisir de faire jouer le mythique groupe jamaïcain The Pioneers !

Enfin, samedi 6 juillet à la Guinguette du Port d’Ivry, on organise un bel après-midi & soirée gratos avec l’immense Stranger Cole (qu’on avait déjà fait jouer en 2019) et notre sound-system collectif Old Reggae Friends. Stranger Cole fêtera ses 81 ans, et moi mon demi-siècle… Autant dire qu’on va se revigorer sévère !

Voilà voilà. Terminons ce post en signalant aux curieux et curieuses qui trouveraient ma prose trop rare sur ce blog qu’ils peuvent avoir plus que leur dose de mes élucubrations politiques via l’entretien accordé à Gonzaï (c’est pas ma came, mais j’ai trouvé leurs questions intéressantes).

Enfin, rendons hommage à Samantha Lavergnolle, une amie de plus de 20 ans, décédée soudainement quelques semaines à peine après que j’eu l’immense bonheur de passer des skeuds pour ses 55 ans lors d’une soirée épique à Manifesten, Marseille. Je laisse l’oraison à Jean-Luc Porquet du Canard Enchaîné qui a su trouver les mots justes (merci !).
Tu vas tellement nous manquer, Sam !

La lutte continue.

Une couverture pour l’hiver Publié le 3 décembre 2023, par CheriBibi

« L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui ! »
Pierre Desproges

 

Aujourd’hui, à en croire les chiens de garde de la bourgeoisie (gouvernement, médias monopolisés, fachosphère), défendre la dignité humaine équivaudrait à avoir un agenda caché, à agir sous couverture…

Dénonce le colonialisme brutal et le régime d’apartheid pratiqués par l’État israélien et t’es un-e antisémite sous couverture (qui, par conséquent, justifie les injustifiables ignominies perpétrées par le Hamas).

Rappelle qu’un parti fondé par un ancien SS n’a rien à foutre dans une manif contre l’antisémitisme et t’es un-e « séparatiste » sous couverture (qui, par conséquent, se place hors du « champ républicain » dans lequel le RN légitimé se gave à présent de petits fours, ses saillies négationnistes vite oubliées).

Démontre que la critique nécessaire des religions ne s’applique hélas pas à toutes avec la même virulence et t’es un-e « islamo-gauchiste » sous couverture (qui, par conséquent, se baigne en burkini à l’université d’été du NPA).

Trouve naturel qu’à l’instar des Black Panthers afro-américains ou des Young Lords latino-américains, les victimes de racisme cherchent à s’organiser par le dénominateur qui les vise et t’es un-e communautariste sous couverture (qui, par conséquent, veut « grand remplacer » les Italiens, Portugais et Polonais qui ont bâti la France).

Défend le droit à chacune et chacun de choisir le genre qui l’attire et t’es un-e « wokiste » sous couverture (qui, par conséquent, veut changer le sexe des enfants dès la maternelle).

Picole avec tes potes dans ton camion en critiquant les flics et t’es un-e terroriste « d’ultragauche » sous couverture (qui, par conséquent, prépare un coup d’État kurde en France)…

A contrario, si tu veux être reconnu comme un bon représentant de la patrie des droits de l’Homme, utilise ton mandat de ministre pour ton intérêt personnel, impose ton agenda fasciste et tes zemmouroïdes purulentes aux médias sur lesquels t’as pu faire main basse en pillant l’Afrique, humilie un homo en prime-time à la TV, prive des milliers de personnes de leur couverture santé, enfonce dans la précarité le peuple que tu es censé représenter, vote une loi qui autorise à nouveau les marchands de sommeil à louer des sous-sols du moment qu’il y a 1m80 de hauteur de plafond, donne une obole aux Restos du Coeur alors que t’as gagné des milliards en jetant les gens à la rue, tabasse et mutile les prolos dont les impôts directs et indirects te payent pour les protéger, tire à vue sur les enfants de ceux qui ramassent tes poubelles non triées, prépare l’arrivée des fafs au pouvoir en édictant tout un tas de lois qui leur mâcheront le taf…
Le plus beau, c’est que t’as même pas besoin de couverture vu que tu ne seras jugé que par tes pairs (si t’es jugé).

Ça va les conneries ? Tranquille ? On vous dérange pas ?
Bande de chacals.

Comme en 1789, coupons court à cette monarchie qui exerce sous couverture. Comme en 1871, passons un sérieux coup de balai dans nos institutions pour les réinventer. Comme en 1934, dépavons le boulevard sous le pied des ligues fascistes, meute bavante de fragiles sous stéroïdes. Comme en 1936, 1968, 1995, 2018 ou l’année dernière, occupons la rue plutôt que la traverser jusqu’au bureau ripoliné de France Travail (famine, pâtes, riz) !

Je m’énerve pas, j’explique. Et si cette diatribe me vaut d’être fiché S (c’est dans l’air du temps), ça prouvera au moins que le Chéribiblog a quelques lecteurs… Heureusement qu’on n’est pas sur les réseaux asociaux d’ailleurs, hein ? Une foule de lécheurs de bottes cloutées m’insulterait recta à coups de tweets rageux en oubliant délibérément que le canal utilisé appartient à un multimilliardaire antisémite notoire.
Quoi ? Elon Musk ne peut être antisémite puisqu’il a rencontré Netanyahou ? Ce même Netanyahou qui, à la suite d’autres gouvernements israéliens (tels ceux d’Ariel Sharon puis d’Ehud Olmert), a favorisé le Hamas pendant des décennies pour affaiblir l’OLP, coupable de vouloir une Palestine socialiste et non-confessionnelle ? Ah si si, c’est documenté. Et qui trinque à l’arrivée ? Le peuple israélien – notamment ses strates les plus méprisées (juifs noirs, druzes et Arabes israéliens, travailleurs asiatiques immigrés…) – qui subit une politique d’extrême droite ethnocentriste et moult attentats sanglants (y compris de juifs ultra-orthodoxes tel l’assassin de Yitzhak Rabin), bien sûr. Mais à un degré éminemment plus extrême, le peuple palestinien qui naît, survit et surtout meurt dans une prison au ciel de plomb, coincé entre les incessantes exactions humiliantes et meurtrières des colons, de l’armée israélienne, et l’autoritarisme fondamentaliste du Hamas qui utilise la population comme bouclier humain. Bref, là-bas, ici ou ailleurs, le peuple trinque toujours. Si au moins c’était au pinard et non pas à la pisse au sang dont daigne ruisseler le Capital triomphant…

Quoi ? Ce vocabulaire prouve que je suis rien qu’un communiste ultragauchiste sous couverture (qui, par conséquent, veut voir les chars cubains à Paris) ? Viens dans ma cité mal isolée, tu pigeras la nécessité d’une bonne couverture sociale (spéciale dédicace à mes deux bouillottes félines anarchattes-autonomes, Louise & Michèle). Plus les riches réchauffent la planète, plus les pauvres se pèlent le cul.

Du coup, samedi 9 décembre, on descend plein Sud se revigorer la dignité à la chaleur prolétarienne de Montbéliard, pour une projection-rencontre avec le camarade Christian Corouge, longuement interviewé dans le dernier ChériBibi 13. Pis samedi 6 janvier, c’est carrément à Marseille que le Chéribibeat Sound-system fera danser le centre culturel associatif Manifesten après une autre tchatche collective à propos de notre zine fiché Z (comme Zorglub) et de la nécessité d’une presse alternative !

T’es toujours là ? C’est déprimant de cogiter (géo)politique, t’as vu ? Il serait tellement plus rassurant de s’écrouler devant la dernière téléréalité afin de savoir si les influenceurs sélectionnés vont baiser dans le jacuzzi (« Ce que les candidats ignorent, c’est que nous y avons glissé un alligator… Réussiront-ils à en faire un sac de marque ? Vous le saurez après la pub ! »). Bref, être comme la grenouille dans une casserole à feu doux et se laisser recouvrir par une cotonneuse couverture d’esprit plutôt qu’ouvrir le nôtre.

OK, OK, je change de sujet, ça devient moralisateur donc emmerdant. Désolé. D’autant que c’est pas du tout de ça dont que j’voulais jacter. À la base, je désirais juste causer de couverture. Celle du ChériBibi 13 en l’occurrence.
Nan parce que si tu veux cuisiner une grenouille, mieux vaut la baigner dans de l’eau tiède et faire cuire l’engourdie à petit feu que la plonger dans l’eau bouillante au risque qu’elle saute hors de portée ! Tu saisis ? Bah une couverture de ChériBibi c’est un peu pareil, c’est toute une cuisine (maison).

D’abord, tu fais des crobards histoire de visualiser ton idée (en l’occurrence, une façade de ciné/cabaret reprenant des éléments du sommaire). À plusieurs avec des bières c’est plus sympa. Dans le cas présent, y’a mézigue et Fanfan alias Fano Loco dans notre Bibicave ivryenne…

Ensuite, tu te documentes avec quelques exemples tels ceux-ci :

La façade ci-dessus nous plaît bien : celle du Beverley, dernier ciné porno de Paname, fermé en 2019. Dans la foulée, on fait des essais de typo…

Puis on cherche un personnage à mettre au premier plan, histoire de jouer avec la profondeur.
Ci-dessous, une illustre de George Gross pour un roman d’Albert L. Quandt (1951).

Grâce à ses dons informatiques surnaturels, Fano met en forme une ébauche poussée de nos cogitations…Là, on regarde ce qui ne fonctionne pas. Notamment le fait que le personnage féminin – auquel je trouvais pourtant un air de Lauren Bacall – fait trop tapin. C’est pas l’idée.
Du coup, on s’oriente plutôt vers une ouvreuse de ciné, comme celles de mon enfance avec leur panier d’osier plein de bonbons Kréma et d’esquimaux Gervais.
Comme on trouve pas tout de suite, on prend une image de « cigarette girl » ricaine, dessinée par Ernest « Darcy » Chiriacka.

Et puis on fait d’autres recherches typo.

Parallèlement, en dehors de ses heures salariées, Fano squatte le salon de son pav’ banlieusard pour bricoler des bouts de carton…

C’est fou ce qu’il arrive à faire avec des rouleaux de PQ t’as vu ?
Pour ma part, je squatte sa cuisine avec un cutter histoire de détourer quelques personnages sans Photoshop.

Puis on fait des essais d’éclairage (avec une guirlande électrique de Noël pour les plafonniers).

Ça commence à ressembler à quelque chose !

Mais au final, cette ouvreuse ne nous plaît pas non plus : trop pin-up amerloque.
On verra plus tard, y’a la C4 à préparer (le verso du fanzine)…

D’autant que l’ami Alex se pointe pour faire les photos.

Fano l’assiste dans la recherche d’un éclairage approprié (t’as vu le matos de pro ? Ou plutôt d’impro…).

On mate le résultat, qui servira de base à la suite (ci-dessous quelques clichés non retenus).

Fano se remet derrière l’ordi, et entretemps on a trouvé notre ouvreuse !

Plusieurs éléments sont ajoutés en « post-production » : un ciel breton pris en photo par ma chérie ; quelques cheminées typiques de nos contrées ; la cascadeuse Monia Moula sur son mur perché ; Ray Gange et le p’tit skin du film Rude Boy ; Gypsy Rose Lee en vadrouille avec une de ses amies femme à barbe…

Y’a encore pas mal d’ajustements à faire (la C4 est trop chargée, la Une trop terne) mais on tient le bon bout…
Une fois enfin satisfaits, Fano tire un cromalin (une épreuve pour vérifier les tons) discrétos à son turbin chez un gros éditeur dont nous tairons le nom, et on est bien jouasses !

Une dizaine de jours après avoir envoyé l’ensemble des 132 pages en PDF à l’imprimeur, on prend une matinée de RTT afin d’aller sur machine pour les derniers réglages lors du tirage. Bah ouais, si y’en a des qui croivent que quand un fanzine passe de la photocop’ à l’impression offset ce n’est plus vraiment un zine car on délègue… Non, c’est pas notre pratique politique. Aller sur machine permet de contrôler le bouzin jusqu’au bout. Et puis c’est cool, on discute technique (et un peu contenu aussi) avec les camarades imprimeurs, ce qui montre qu’on s’en lave pas les mains façon « J’te file le fichier, démerde-toi » (mentalité bourgeoise voulant que le pognon achète de fait l’investissement professionnel des ouvriers), qu’on respecte leur travail et leurs avis… Une démarche appréciée donc gage d’une qualité plus attentionnée à l’arrivée. Pis c’est surtout de bons moments car vive le papier, l’encre et l’imprimerie !

Ci-dessous, les plaques métalliques de cyan, magenta, jaune et noir qu’Eric, le conducteur offset du matin – ils bossent aux 3×8 –, place dans l’immense bécane (attention ça coupe !).

Là c’est cool aussi, on règle la quadrichromie sur les premiers tirages (ci-dessous, sur un cahier intérieur). C’est même pour ça qu’on est venu. On fait des essais et on les compare : un poil de magenta en plus, moins de jaune, etc. Enfin, c’est cool dans le sens plaisant, car en cette heure matinal, on se pète les yeux sur des nuances infimes…
Puis quand c’est bon à tirer, hop, petite signature de validation et ça débite !

Enfin, dernière étape d’essais (au cours de la précédente, en fait), vérifier l’effet du pelliculage : une machine dépose un film plastique qui non seulement fait ressortir la luminosité de l’image, mais protège la couverture des lecteurs qui posent leur bière dessus (oui Phil, c’est ta pinte et la photo que tu m’as envoyé, salopiot !).

Voilà, il est midi, Eric le conducteur offset rentre chez lui, remplacé par Stéphane qui finira le tirage des cahiers intérieurs restant. Nous, avec Fanfan, on rejoint nos emplois salariés, la gueule un peu enfarinée mais heureux du fruit de notre boulot. Car le travail (quand il est passionné et non pas imposé) c’est la santé (mentale).

Oui t’as vu, on est barbus (enfin, moi c’est occasionnel), mais ni hipsters ni supporters du Hamas. Ce qui nous ramène au début de ce looong post que nous terminerons en chansons.
Car puisque c’est bientôt Noël, faisons dialoguer un coup de gueule aussi enfantin que bien senti (dont les paroles ont toujours, à mes oreilles, raisonné avec la situation palestinienne) et la rêverie mélancolique d’une cellule de dégrisement… souvenir du concert new-yorkais de ce sacré Shane McGowan pour la St-Patrick 2011 ainsi que de nos trop nombreuses gardes à vues. En attente des prochaines, forcément imminentes vu le climat tendu.

Joyeux bordel ?

 

Mise à jour triste : j’me réveille déglingué en apprenant le décès de Tai-Luc… C’est une partie de ta jeunesse qui fout le camp, même si les hérauts du peuple sont immortels. Adieu, coeur de Bouddah.

Un pas de côté ? Publié le 21 octobre 2023, par CheriBibi

Comme aurait dit Yoda, « Anxiogène, l’actualité est. »
Population qu’a rien demandé, fêtards et profs massacrés, fous de dieux en liberté, tout sécuritaire activé, capitalisme et colonialisme sans pitié, y’en a plus que l’kilo j’vous l’laisse ?
Loin d’se laisser entraîner dans l’hystérisation générale, ton ChériBibi revient aux fondamentaux : la culture populaire (musique, ciné, littérature), le sexe oral (ou écrit) et une putain d’histoire de lutte entre les classes, celle des dominés en résistance contre celle des dominants. Voilà, en gros, de quoi qu’on cause depuis 32 piges les Docs aux pieds.
Et vu que t’étais pas soir-ce au concert de Johnny Osbourne à Ivry pour choper en primeur le ChériBibi 13 au cul du camion (c’était ‘achement bien, y’avait même les vieux potos Fatta Soul Stereo -voir photo- et Ricky Saï-Saï !), pis que tu seras p’t’être pas ce samedi soir à Genève pour notre allnighter ORF sound-system à la suite du concert des frangins 8°6 Crew, commande immédiatement ici-même ce mirifique ChériBibi 13 et/ou pointe-toi aux évènements suivants :

  • Le 10 novembre à 20h, la sortie du ChériBibi 13 se fête au Hangar d’Ivry avec un concert ska, rocksteady & reggae de l’incroyable Alpheus & The Utopians !
  • Le 17 novembre, ton ChériBibi 13 est distribué (et commandable) dans toutes les bonnes librair(i)es !
  • Le 18 novembre, nous serons toute l’après-midi à la JIMI (Journée des initiatives musicales indépendantes), toujours à Ivry !
  • Le 22 novembre à 19h, la librairie Envie de lire d’Ivry nous accueille pour présenter ce dernier n°13 et causer presse alternative !
  • Le 9 décembre, nous quitterons enfin la banlieue rouge de Paname pour Montbéliard, histoire de nous retrouver avec Christian Corouge, Slim Buen, Delphine Bucher et d’autres activistes du cru (détails à venir sur ce même Chéribiblog)…

Te voilà prévenu !

ZINE EN GRÈVE Publié le 17 février 2023, par CheriBibi

Annonce tardive comme d’hab’ : ce week-end ton ChériBibi viendra saluer les luttes ouvrières de la zone Sochaux-Montbéliard-Audincourt (et manger de la cancoillotte !) avec nos complices Slim Buen & Delphine Bucher autour de quelques galettes vinyliques…Le week-end suivant, retour à Rennes pour une rencontre de zines le samedi 25 et une sélection de 45T jamaïcains le dimanche 26 de 20h à 21h30 dans l’émission Skankin’ Time sur Canal B (94.0).

Et dès le 7 mars, grève générale jusqu’à la retraite !

Oïez, oïez ! Publié le 15 octobre 2022, par CheriBibi

À l’heure où tout un chacun étale sa vie en long en large sur Internet, de son repas de midi à sa dernière virée en jetski, force est de reconnaître que j’éprouve une certaine flemmardise à dénoncer, euh, à annoncer mon planning sur ce blog. De fait, nombre d’agapes collectives voire collectivistes auxquelles j’ai participé ces derniers mois n’ont pas été portées à la connaissance des (rares) lecteurs dont tu fais manifestement partie si toutefois tu lis présentement ces lignes.
Non, je n’étais ni au fastueux dîner organisé par Laurent Wauquiez aux frais du contribuable, ni parti faire le pont en Crimée… Par contre, c’est vrai, j’aurais dû te prévenir de ma présence à l’université d’été de la Fanzinothèque de Poitiers et de ma mini-conférence musicale sur les pionnières du rock dans un vide-greniers à Ivry en août, ou du fait que, la semaine dernière, j’officiais derrière les platines au concert des Slackers au Balajo puis dans un débat sur les fanzines à la Journée des initiatives musicales indépendantes à Ivry. C’est con, on aurait bu un coup ensemble et ça t’aurais donné l’occaze de me demander quand sortira le prochain ChériBibi

Pour me rattraper, puis-je me permettre de te convier – moyennant 11,50 € de participation – au fabuleux concert de The Oppressed, de La Fraction et des Gonna Get Yours samedi 22 octobre prochain au Hangar à Ivry ? On s’amusera bien et on s’en jetera un aux frais du contribuable.

Ah, et d’ici là, c’est-à-dire aujourd’hui samedi 15 octobre, je cause fanzines à Bourges (et non fanzines de bourges) au Forum pour les fanzines et la microédition ! Hum, quand j’disais ne pas être doué pour documenter mon existence à l’avance (mais si t’es dans l’coin, y’a tout l’programme en cliquant sur les mots rouges)…

La vie s’écoule… Publié le 10 juin 2022, par CheriBibi

Ce samedi 11 juin à 17h, genre demain (on est toujours aussi nuls en autopromo préventive, t’as vu ?), ton ChériBibi saute sur Amiens pour discuter presse alternative au Mic-Mac (70 rue Chabannes) en apéro du concert des camarluches René Binamé -accompagnés des punks Trace et Toquard– et ça fait zizir !
Z’ont même fait une p’tite vidéo michto :

 

Par contre, le 25 juin à Toulouse, c’est de sport populaire que j’aurais l’plaisir de jacter à 16h (au milieu d’un stade, excuse du peu !), à l’invitation des glorieux camarades de la Fédération sportive et gymnique du travail ! Tu pourras même t’y procurer mon introuvable (car non distribué…) bouquin Union sportive d’Ivry 1919-2019 – 100 ans de sport pour toutes et tous, soit 260 pages d’histoire du sport populaire en France à travers un club de prolos banlieusards.
Pis après on ira boire des coups, tout ça nous ayant donné la pêche pour les rendre à qui de droite.

Le dernier numéro de la revue Chéribibi (n°13)

Chéribibeat

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VERMINAX LE GREDIN DE L’OMBRE  Une bande-dessinée de Tôma Sickart
4 CD BEFORE REGGAE 1951 – 1962

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