Actus Chéribibesques

Attentionnés, ensemble. Publié le 3 décembre 2015, par CheriBibi

« La sécurité, c’est la première des libertés, c’est pour cette raison que d’autres libertés peuvent être temporairement limitées. (…) L’état d’urgence est une réponse de court terme. Nous le modernisons mais cela doit s’inscrire dans une politique à long terme. » – Manuel Valls.

Il parle bien hein ? Il est content, il peut sortir tous ses Playmobil bleus avec marqué « Police » dessus. C’est Noël. Et nous on a les boules.
Remarque, c’est pas l’seul à vouloir faire joujou dans la panique générale. Y’a du monde au buffet pour surfer sur la vague d’attentats. Salafisme-tomates-oignons à toutes les sauces tricolores. Avec des frites, ça implique les Belges.

Pas loin d’ma casbah, ils ont débarqués surarmés –les Playmobil assermentés, pas les Belges– dans un squat de mes amis (de méchants anarchotonomes qui préparent des repas et des séances de ciné à partager), enfonçant des portes ouvertes au sens littéral du terme (t’as pas besoin de passer à travers, c’est ouvert banane !), fouillant le lieu de vie avec pertes et fracas, puis emportant avec eux, jusqu’au centre de rétention, un méchant citoyen américain sans papiers.
Ailleurs sur le territoire, d’autres méchants anarchotonomes pourtant trop sensibles pour ne serait-ce que scier un arbre (alors aller en Syrie, pensez…) sont également perquisitionnés et assignés à résidence sans dessert, obligés de pointer trois fois par jour aux pieds du commissaire.
Partout, de méchants anarchotonomes menacent les chemises immaculées de l’ordre social. En plus des sinistres fachos à la Daesh qui –encore heureux– gardent la priorité des limiers policiers soi-disant débordés. Donc il faut plus de flics. Toujours plus de flics. Tout le monde flic.
Et pendant ce temps-là, les suppôts de Jeanne d’Arc attendent des voix.
Après tout, « La sécurité, première des libertés », vieille formule de droite, fut également un slogan du FN (sur une affiche de 1992 où Jean-Marie montre les crocs avec la petite Marion sous le bras). Le recyclage est à la mode, c’est la COP21.

Sauf que la sécurité, c’est pas un flic à chaque porte sous prétexte qu’il y a effectivement un terreau de tarés fanatisés en liberté. La sécurité, c’est déjà d’avoir une porte à laquelle ne frappent pas les huissiers ; un toit sur la tête quand il caille, il pleut, il fait beau ; de savoir que ses mômes vont pouvoir bouffer à leur faim ; qu’on va pouvoir se soigner, se cultiver, s’aérer la tête, la sortir de l’eau trouble du ruisseau.

Après les attentats d’Oslo commis par un facho se réclamant de la chrétienté (tiens, personne n’a alors exigé des chrétiens qu’ils s’en désolidarisent…), le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg avait déclaré « Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et de tolérance. ». Je ne sais s’il a fait suivre ses paroles par des actes adéquats, mais ça sonnait quand même à l’opposé du langage martial de par chez nous. Ici, c’est « liberté, égalité, vos papiers ! » et surtout « Consommez, dépensez, vivez. », selon l’injonction de Manuel Valls –encore lui– qui interdit donc les rassemblements intempestifs hors grands magasins et marchés de Noël.
Bernard Arnault (le patron d’LVMH et affiliés) se frotte les pognes, lui qui gagne 17 636 € par… minute. 1 058 160 € par heure. 294 € par seconde. Jour et nuit. Rien qu’avec ses actions. Sans rien branler quoi. Sinon jouer au poker avec la vie de ses employés. C’est pas violent aussi ça ? Sauf que c’est tellement « dans l’ordre des choses » qu’on ne le souligne pas, et qu’on le dénonce encore moins.
« C’est indécent, remarquait l’autre jour Florence, une copine au chômage. C’est presque un gros mot leur salaire à certaines personnes. »
Tu m’étonnes. Il est beau le modèle social soi-disant en péril. Il a de beaux jours devant lui, de lents demain où l’horizon bouché offre un boulevard aux plus abjectes télévangélistes pour y pêcher leurs ouailles, prêchant la haine du voisin en comparant les misères sans mentionner les profits qu’ils en tirent. Au siècle dernier, on appelait ça des profiteurs de guerre. Les petits soldats, eux, mordent à l’hameçon et répandent leurs viscères avant même de goûter aux appâts de ces messies dont la cause dépeuple. Le fascisme se porte comme un char Dassault et ne perd pas la main quand le capitalisme lui dit, tout fier, « Je suis ton père ! ».
Agitez les drapeaux, bien planqués devant la TV, le spectacle continue en 3D.

Oui, c’est l’état d’urgence. Il y a des tas d’urgences. Rien qu’en France, pauvre France, cher pays de nos souffrances, plus de 6,5 millions de personnes sont au chômage (toutes catégories, dont celles non retenues par les statistiques officielles) ; 570 personnes sans domicile sont mortes dans la rue l’année dernière ; les Restos du Cœur servent un million de repas ; toi-même tu boucles pas tes fins de mois. Et c’est bien l’épouvantail du chômage qui fait avaler la pilule de la précarité. L’intérêt des marchands de soupe n’est sûrement pas que ça change.
Alors ce samedi 5 décembre à partir de 14h, traversons Paris de Stalingrad à la place Clichy pour la 13e manifestation contre le chômage, la précarité et pour la justice sociale*.
C’est peut-être pas une petite manif de miséreux partageux qui fera vaciller l’adversité, mais au moins on se tiendra chauds au cœur, on affûtera notre solidarité en entremêlant nos courages, nos colères, nos désirs et notre dignité. On s’oubliera pas les uns les autres dans la rigueur du sale temps ambiant.

Ce qu’il manque, c’est pas des flics sur le palier ni des drapeaux aux fenêtres mais de l’égalité et de la fraternité. Vraiment.

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Ah, petite précision pour celles et ceux qui, c’est légitime, craindraient de contrevenir au couvre-feux policier en se regroupant samedi prochain (un coup de matraque assorti d’un procès est si vite arrivé) : notre manifestation est officiellement autorisée depuis mardi dernier. Faut dire, les 180 chefs d’État étant rentrés dans leurs républiques bananières respectives avec leur moisson d’autocongratulations, les ours polaires et autres prolétaires asphyxiés peuvent continuer à se réchauffer.
Tiens, j’ai bricolé pour l’occase une petite variation au « mot d’ordre » de l’année… Fait tourner.

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* On amènera même de la musique et notre nouvelle banderole toute fraîche, peinte avec du bon reggae dans les oreilles. C’est de circonstance (le reggae et la banderole).

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ET HOP ! Publié le 6 novembre 2015, par CheriBibi

ND Toulouse

Aujourd’hui Toulouse, demain Monaco ?

AyayayayayayayayaOoooh !!! Publié le 17 septembre 2015, par CheriBibi

« C’est l’heure où les bretelles soutiennent le présent »
Jacques Brel, Je suis un soir d’été.

Retour à la civilisation après plusieurs mois d’errance, désœuvré, le long des sentiers traversant les forêts du Grand Nord canadien, à me nourrir de racines et de pizzas congelées, avec pour tout équipement une demi-allumette et un fusil automatique à visée laser. Aussi, je remercie du fond du cœur Rémi et Dolorès, le couple d’ours blancs qui m’a recueilli et aimé comme un fils. Ma vie durant je garderais le souvenir de votre truffe humide contre ma joue quand vous me lisiez la correspondance d’Heidegger sous les étoiles, émus. Et, soyez-en sûr, votre douce et chaude fourrure me fait aujourd’hui une magnifique descente de lit.

Retour à la civilisation donc, ce dès ce samedi 19 septembre pour une 5e édition « a minima » de notre festival littéraire En Première Ligne au parc des Cormailles à Ivry sur Seine.
Pourquoi a minima ? Biscotte qu’on n’a pas pu réunir les conditions humaines et matérielles des précédentes éditions, qu’on n’a pas toujours les biscottos de tout s’occuper d’tout presque solos, mais qu’on voulait pas pour autant lâcher l’morceau. Donc cette mini-édition est un maxi-hommage à notre parrain disparu cet hiver, Abdel Hafed Benotman.
Dès 10h, y’aura un troc littéraire pis des livres à pas cher autour d’un verre, et vers 18h des lectures de textes d’Hafed, une expo de photos, d’la zizik avec le Chéribibeat Sound-System jusqu’à 22h. Tu viens, c’est tout.

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Le mardi 29 septembre, c’est à Montreuil que ça s’passe, à La Pêche (16 rue pépin, M° Mairie de Montreuil) oùske le Chéribibeat Sound est (bien) chargé du before et de l’after du concert des joliment nommés Reggae Workers of The World rassemblant rien moins que Jesse Wagner des Aggrolites de L.A., Vic Ruggiero des Slackers de New-York et Nico Leonard de Charleroi, booyaka !

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Tout cela nous amène donc à la fin du mois… mais d’ici là, t’auras fait deux trucs obligé (outre de venir aux évènements précités) :
– D’une, t’auras chopé le n° de septembre du Monde Diplomatique (dispo dans toute la francophonie, comme ChériBibi) pour y lire mon article sur le western révolutionnaire italien vachement bien ;
– De l’autre, t’auras souscrit (avant le 1er octobre) pour recevoir direct chez toi mon livre 45 Révolutions par minute consacré au groupe Nuclear Device !
Et comme j’ai pas l’intention de passer mon temps à poster des trucs sur internet, tu cliques comme d’habitude sur les mots en rouge pour en savoir plus, capiche ?

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Le 9 octobre, avec Patrick « Kiox » Carde, ancien gratteux des ND qu’a fait tout l’magnifique graphisme du bouquin, on présente donc l’ouvrage à la librairie La Friche, 36 rue Léon Frot à Paris (M° Charonne) puis, le lendemain, samedi 10 octobre, ton ChériBibi sera comme chaque année à la JIMI (Journée des initiatives musicales indépendantes) à Ivry où on présentera à nouveau le bouquin sur ND avec Kiox –lors d’une tchatche publique à 15h40– mais aussi une expo de quelques-uns d’mes dessins et gravures, vu que t’as vu j’ai signé « l’identité graphique » de cette JIMI 2015 (comment ça j’sais pas dessiner les zéléphants ?).

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Le soir même, avec le don d’ubiquité qui nous caractérise, on filera au Mans faire la bringue et passer des disques jusqu’à l’aube avec le reste des ex-ND au Barouf, 8 rue Victor Bonhommet, ouh yeah !

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Autre allnighter pour le Chéribibeat Sound System le vendredi 16 octobre, mais cette fois à La Cantada (rue Moret à Paris) de minuit à 4h30 du morninge !

Et on finira le mois d’octobre par un second week-end de promo sauvage de not’ bel ouvrage sur ND le 23 octobre de 17h à 19h à la librairie Parallèle, 47 rue St Honoré à Paris (en présence de Pascal Carde et Chris Maresco, respectivement ex-chanteur et ex-batteur des ND), puis jusqu’à minuit en musique au Mange-Disc, notre fief de la rue Robespierre, M° Mairie de Montreuil comme tu ne peux plus l’ignorer !

Le lendemain, samedi 24, on remettra le couvert (avec Kiox qui nous aura rejoint) au Lavo Matik, 20 boulevard Jean Simon dans le XIIIe arrondissement de Paname, puis le dimanche 25 dans l’émission Konstroy sur FPP (106.3) de 18 à 20h.

Par conséquent, si dans un mois tu ne connais toujours pas sur le bout des doigts Nuclear Device, ChériBibi, le western Zapata et comment danser le ska, il ne faudra t’en prendre qu’à toi…

ND concertNuclear Device d’hier…
…à aujourd’hui.
ND aujourd'hui


Faccia a faccia Publié le 5 juin 2015, par CheriBibi

À peine remis d’la tournée générale entre Montreuil, Nantes et Bordeaux en compagnie d’nos chums The Prowlers de Montréal (qu’ont tout tabassé comme il se doit), ton ChériBibi saute sur Dijon et Marseille !

Ce vendredi 5 juin à 18h30, au Black Market, bar/disquaire/librairie sis 59 rue Berbisey à Dijon, nous projèterons Le Dernier face à face (1967), western éminemment politique de Sergio Sollima avant de se lancer dans une discussion tout azimuts sur le fanzine, la culture populaire, le western Zapata… tout ça et plus encore.

Le lendemain samedi 6 juin, au même endroit malfamé, le ChériBibeat Sound-system et ses amis les Long Beach Rockers, lanceront les galettes vinyliques de 19h30 à 23h30… Soul, reggae, boogaloo, de quoi transformer le Black Market en saloon !

Quant au programme marseillais, tout est indiqué ci-dessous et, fan de chichourle, entre western nigérian oublié et galettes soul & reggae, c’est michto d’chez michto !!!
Bref, de quoi se rencontrer face à face sans débinage autour du ChériBibi, toujours disponible pour qu’on lui porte des fleurs ou des gnons… euh, la contradiction.

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Let the music play (louder everyday) Publié le 22 mai 2015, par CheriBibi


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La tronche dans la cuvette, à gerber ses défaites, ses déceptions, les trahisons d’une vie à laquelle, comme un con, on faisait confiance…
Et puis une musique sort des tréfonds du cœur et on relève la tête, soudain prêt à mettre un p’tit coup d’boule au destin. Laisse béton les branches pourries sur lesquelles tu croyais pouvoir te reposer, un air de reggae te mord la jambe et t’oblige à danser… Na na naaaaa ! He he heeeee ! Yeah it’s what I’ve got for you !

Nan mais sans dèc’, encerclés par les tragédies de vies brimées dans les illusions d’un confort surfait, faudrait-il renoncer au plaisir de résister ? Au plaisir de s’inventer des futurs au-delà du canapé où s’écrasent les restes de nos rebellions adolescentes ? Bosse toute la journée, répare ton scoot’ en soirée, regarde la TV, digère tes rêves d’aventure, le vaste monde ne t’attend plus.
T’as beaucoup gueulé, fait plein d’effets d’annonces à la face de l’injustice, t’imaginant moult voyages, combats et constructions… Belles intentions dont, hélas, ne reste rien sinon l’anesthésie d’une vie déjà consommée. Il est vrai qu’une telle rapidité à passer de la punkitude à la maison de retraite force le respect.

Loin du réconfort espéré d’une petite baraque chauffée au feu de bois hors du boucan moderne, on chausse nos Doc Martens afin de chauffer la piste around the area, persuadés (à tort ?) de se la donner assez pour renvoyer dans leurs foyers les simili-aventuriers. Regarde ce que l’on a à proposer et ce à quoi tu as renoncé, la vie n’attend pas !

Ces 22, 23 & 24 mai, ton ChériBibi d’amour tient la place à Vitry, au festival Sur Les Pointes avec un stand commun aux « médias libres » et les concerts d’8°6 Crew, Asian Dub Foundation, Johnny Montreuil, Prince Fatty et bien d’autres…
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Dans la foulée, on enquillera en s’payant la tournée des chums The Prowlers à Montreuil, Nantes & Bordeaux… Spread your bed !
Et tiens, tant qu’à passer à Nantes, on jetera un oeil à l’expo Rasé de près de la photographe Alexandra Czmil, celle-là même qui s’est amusée à photographier mes vieilles Docs ci-dessus, toi-même t’as vu.
Prowlers à Paris
Prowlers nantes
Oppressed + Prowlers, Bdx
Prowlers St PauliLes Prowlers avec Roddy Moreno –The Oppressed– à St Pauli (classe le T-shirt !).
Prowlers Tour

Puis on ira à Dijon et, peut-être, à Marseille, à Mainz, à New-York, à Tokyo, à Kingston… On s’en recausera.
Voilà, la vie c’est ici, maintenant, rock’n’roll, avec ou sans toi mais… sans renoncements.

Mort d’un bon vivant (hommage et dessert) Publié le 24 février 2015, par CheriBibi

« J’aime la vie, et vivre est la chose certaine,
Mais rien ne sait mourir comme les bons vivants.
Moi, je donne mon cœur, mais ma peau, je la vends.
Gloire aux belles ! Trinquons. »

– Victor Hugo, La Légende des Siècles, 1877.

Ses amis l’appelaient Hafed, ses ennemis n’avaient pas son numéro. Auteur de nombreuses nouvelles et bons mots, de romans, de scénarios de BD et de films, de pièces de théâtres et de retraits bancaires à main non-armée, l’écrivain multirécidiviste Abdel Hafed Benotman était un grand bonhomme et un « petit voleur » comme il aimait le rappeler*… Non pas pour justifier dix-sept années confisquées par la prison mais pour se démarquer des grands voleurs qui, eux, ne courent jamais puisque personne ne va les poursuivre en Suisse. C’est hélas lors d’un de ces séjours forcés (en prison, pas en Suisse) qu’il eut son premier infarctus. L’Administration Pénitentiaire laissa son cœur se nécroser aux deux tiers au fond d’une cellule avant d’enfin l’hospitaliser. Pourtant, depuis presque 20 ans, le dernier tiers résistait à l’injustice comme le cœur de géant qu’il était.

Hafed aimait rire, boire, manger, embrasser, écrire, et le plaisir était largement partagé. Parrain de notre festival ivryen de littératures & luttes sociales En Première Ligne, il ouvrit notamment l’édition 2014 en interprétant Erika chez les camarades du théâtre El Duende, une de ses pièces dont il partageait volontiers le secret, mélange d’humour noir et d’aphorismes, de colère et de tendresse. « L’humour est enfant de nos haines qui n’ont que trop connues vos lois » disait Prévert. Hafed était à coup sûr son digne héritier, lui qui passa sa vie à se battre pour cette dignité que l’injustice française lui refusait.

Né en 1960 à Ménilmontant d’ouvriers algériens qui, en 1962, choisirent la nationalité de leur pays devenu indépendant, Hafed ne pourra jamais être naturalisé français suite à un casier vite rempli et restera donc apatride, c’est-à-dire sans patrie si ce n’est la meilleure : la chaleur des amis et le concret des solidarités qu’il tissait, notamment en fondant l’émission de radio –puis le journal– L’Envolée à destination de tous les enfermés.
Décédé à Paris ce vendredi 20 février des suites d’un quatrième infarctus (dont est donc directement responsable l’incurie et le sadisme de ses matons d’hier), il sera inhumé ce samedi 28 février à 12h40 au cimetière parisien d’Ivry, 44 avenue de Verdun, carré 16. Pas de couronne mais fleurs bienvenues, à condition qu’elles soient sauvages.

* Notamment dans le dernier ChériBibi, mais vu qu’on fait pas not’ réclame sur le corps chaud des copains, y’a une causerie avec Hafed vachement plus complète et gratuite chez nos confrères d’Article 11.

AH seul
Un malheur n’arrivant jamais seul (ils volent même en escadrille), ce même vendredi 20 février tragique, nous perdions un autre camarade de l’autre côté de la Manche…

Batteur historique du groupe Conflict et artisan émerite du son anarchopunk anglais, Francisco « Paco » Carreno officiait depuis 1996 derrière les fûts d’Inner Terrestrials.
ITPaco

Malgré des problocs de santé récurrents, il enchaînait les concerts jusqu’à récemment et nous ne le remercieront jamais assez, lui et Jay et Fran, pour l’aller/retour Brixton-Saint Ouen qu’ils firent en 2011 histoire de jouer aux 20 ans du ChériBibi ! Hélas, je ne pu leur rendre la politesse comme prévu quand ils fêtèrent les leur –de 20 piges– en décembre dernier, ma grand-mère venant de nous quitter après 104 ans de résistance aux grandes et petites misères (fille et épouse de boulangers, elle avait dit un jour « Je suis née dans le pétrin et j’y suis resté »).

Bref, ces temps sourds, on ne sait plus où donner de la tête d’enterrement… mais attention, comme me disait le compère Tôma « Verminax » Sickart après que j’eusse loupé la mise en bière du père Schultz : « J’te préviens, si tu viens pas à mon enterrement, j’viendrais pas au tien ! »

All Chéri Are Bibi ! Publié le 6 février 2015, par CheriBibi

« Dans une démocratie, on peut tout questionner. Et c’est l’honneur de la démocratie. Mais quand on remet systématiquement en cause les forces de l’ordre, on remet en cause l’État de droit, et donc on remet en cause les fondements mêmes de la République. » – Manuel Valls, cireur de pompes funestes.

Bien avant d’assister, effaré, aux applaudissements médiatisés dont certains moutons ont cru bon de gratifier les gardiens du troupeau, ton ChériBibi a eu le flair de concocter un n° tout 9 en hommage aux porteurs de bâtons de berger comme aux institutions carcérales sachant si bien transformer le déterminisme social en attentats à la sauvette. Comme il va de soi que pas un tribunal international n’accusera la justice française, ses comparutions immédiates et ses passe-droits, d’apologie du terrorisme, la fabrique à fêlés peut continuer de fonctionner en toute impunité…
COMMNAT - copie

C’est dans ce contexte délétère et surtout délatoire que sort donc notre nouvel opus dont le sommaire vous est conté à la page consacrée.

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Déjà disponible la semaine dernière au Festival d’Angoulème, c’est à Saint-Denis que vous nous retrouverez ce week-end, plus exactement sur le stand de Hors-Circuit aux 15e journées cinématographiques dionysiennes du cinéma L’Écran. Une programmation axée sur le cinéma féminin et féministe qui devrait réjouir nos lectrices et lecteurs puisqu’on y (re)verra notamment Elle s’appelait Scorpion de Shunya Ito (ce vendredi 6 à 22h15), formidable second volet d’une saga explicitée dans notre nouveau n°9, mais aussi par la présence de Lina Wertmüller et de quelques uns de ses films (Cette fois-ci parlons des hommes et Mimi métallo blessé dans son honneur demain samedi, Film d’amour et d’anarchie et Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été ce dimanche) dont nous vous parlions dans notre n°007.
À propos du n°007, il contenait un dossier sur les films de « rape & revenge » et, ça tombe bien, bibi a été appelé en renfort pour présenter le terrific A Gun For Jennifer de Todd Morris ce samedi 7 à 22h30, prélude à une nuit thématique alignant les classiques Crime à froid / Thriller a cruel picture de Bo Arne Vibernius, I Spit on your grave / Day of the woman de Meir Zarchi et L’ange de la vengeance/Ms.45 d’Abel Ferrara.
Bon, comment dire ? Celles et ceux qui ont lu notre dossier (dans le n°007 donc) le savent, il s’agit là d’incontournables du dyptique « agression sexuelle puis vengeance »… mais j’avoue avoir des réserves quant au fait de les programmer à la suite. En effet, chacun de ces films est si éprouvant qu’il nécessite une bonne journée devant des Walt Disney pour s’en remettre… alors les aligner ainsi, cela frise l’épreuve d’endurance traumatique plus qu’autre chose. D’un sujet à prendre avec des pincettes, on plonge la tête dans le bocal. Il aurait été plus judicieux d’en sélectionner seulement un ou deux et de compléter avec des films plus « légers » comme Teeth ou poussant la réflexion hors des sentiers du spectaculaire tel Extremities (sur l’ensemble des films ici cités, relire notre dossier). C’est mon avis, et je l’aurais bien partagé avant qu’il ne soit trop tard !

Pour en revenir à ce ChériBibi n°9, nous en parlerons en musique sur les ondes de Radio Libertaire (89.4) le jeudi 12 février de 19h30 à 20h30 dans l’émission Jeudi Noir, avant de se focaliser sur du bon son de 20h30 à 22h30 pour l’émission Entre Chien et Loup, ce qui revient à squatter les ondes pas moins de trois heures sans temps mort ni entraves !

Puis nous fêterons la sortie du zine autour de plusieurs verres le vendredi 13 février en deux temps : de 17h à 19h à la librairie Un Regard Moderne (10 rue Gît-le-cœur, 75006 Paris) et à partir de 20h au bar Le Mange-Disc (50 rue de Romainville, M° Mairie de Montreuil), ouh yeah !

Enfin, nous serons à Alès les 20 & 21 février en compagnie des camarluches du zine Permafrost pour causer culture populaire ! Ce sera à la bibliothèque La Rétive (42 rue du faubourg d’Auvergne) le vendredi 20 avec, à 18h30, la projection de notre film fétiche Bad Boy Bubby de Rolf de Heer suivi d’un repas et d’une discussion sur, donc, la culture populaire ! Le lendemain, le Chéribibeat Sound System enflammera le Blues’Heure (9 rue du tempéras) dès 17h !
Et si à la fin du mois, t’as toujours pas ton ChériBibi tout neuf, porte plainte au commissariat !

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La bannière de promotion de la sortie du Chéribibi n°9

Chéribibeat

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