Chéribibi number one (printemps 2007)

La couverture du ChériBibi n°1

CHÉRIBIBEAT (musique populaire)

Page 6: Causerie avec le Ministère des Affaires Populaires
Rap, accordéon, violon oriental et lutte de classe avec classe !
Page 14: Causerie avec Don Letts
Keupons et rastas, même combat
Page 19: Punky Reggae Connexion
Les amours punk et reggae
Page 23: Causerie avec Mikey Dread
… at the controls!
Page 24: Chanson Populaire: Guns of Brixton
La chanson-emblème du Clash décortiquée avec joie (avec qui?)
Page 25: Les hérauts du Peuple Sont Immortels: Desmond Dekker
Un bref mais sincère hommage à un sacré artiste!
Page 26: Causerie avec Cockney Rejects
Oi! Oi! Oi!
Page 32: Chroniques disques
Et il en reste plein pour plus tard
Page 35: Du Son Des Oubliettes: Afro Beat au Bénin
ChériBibi dépoussière les disques du T.P. Orchestre Poly-Rythmo

CHÉRIBIBIS (cinéma populaire)

Page 38: Chroniques cinoche
Quelques films zieutés ces jours-ci
Page 39: Bobines Chéries: La souris qui rugissait
Une p’tite satire géopolitique oubliée avec Peter Sellers, ça vous dit?
Page 46: Cinema Jamaica
Quand les jamaïcains font leur cinoche, y’a du bon, du moins bon… et du très très bon! Yes man!
Page 52: Causerie avec Cherine Anderson
actrice from Jamaica

THÉÂTRE POPULAIRE

Page 40: Pascal Tourain
Le théâtre de bar se met à nu et au pastis

CHÉRIBIBLI (littérature & BD populaire)

Page 4 et 83: Verminax, le gredin de l’ombre
Notre grand feuilleton BD à suivre par Tôma
Page 33: Tchatchman!
Un super-héros débile à Gomé
Page 37: Chroniques bouquins
Page 44: La fresque en couleur des Fresquilleurs!
Page 56: L’histoire du monde et du parc de Tompkins Square
L’Amérique vue par Seth Tobocman
Page 67: Causerie avec Seth Tobocman
Le dessinateur anar raconte New-York, sa vie, son oeuvre
Page 82: Chroniques zines
Page 84: Chérie Noire: Série Z
Une nouvelle contondante de Franck Michel

Le tout pour 5 euros, éventuels frais de ports compris

Le tract du ChériBibi number 1

REVUE DE PRESSE

 

(IVRY MA VILLE n°389)

(TATOUAGE MAGAZINE n°57)

(KANGOUROU n°27)

(LA FAUTE À QUI ? n°7)

(NATTY DREAD n°44)

(PUNK RAWK n°37)

(ROTTEN EGGS SMELL TERRIBLE n°17)

(UP THE ZINES! n°3)

(L’AIRE DU TANT n°6)

Chéribibi se lance dans le trimestriel ! Format original et belle couverture en couleur, mise en page superbe (avec quelques pages en couleur), la routine quoi ! Axé « culture populaire », le fanzine la divise en plusieurs catégories : musique, cinéma, théâtre, littérature. Ça parle beaucoup de la Jamaïque (Don Lets, Mikey Dread, Desmond dekker, cinéma jamaïcain, dossier punky-reggae…), un peu d’Afrique (afro-beat), un peu d’Angleterre (cockney reject), un peu d’étazini (Seth Tobocman, qui fait dans la bédé contestataire, la meilleure interview selon moi). Pour la France le groupe de rap le ministère de affaires populaires et le tatoué pascal Tourain se partagent le reste avec aussi plein d’autres trucs dont des bédés et une nouvelle de Frank Michel qui m’a saoulé jusqu’aux dernières lignes où j’ai trouvé la chute terrible ! Ceux qui veulent un skin-zine de base seront déçu, pour les autres je conseille vivement la lecture de ce zine qui prend plusieurs jours à finir !
(APATRIDE n°9)

Sporadique mais classieux, le fanzine Cheribibi constituait depuis longtemps une des références dans le petit monde skinhead antifasciste, avec ses interviews fleuves de musiciens de ska, de rocksteady ou de punk, son sens de l’humour, ses chroniques pointues et son ouverture sur le monde du polar.
Aujourd’hui, c’est sous les augures d’une nouvelle formule qu’il nous revient, avec même un peu de couleur, un format magazine, et toujours la fine équipe rédactionnelle la mieux habillée de Paris aux commandes.
Au sommaire, entre autres, un long entretien avec le MAP (le Ministère des Affaires populaires), Don Lett, l’homme qui fit la jonction entre le rock subversif des Clash et le reggae rebelle de Bob Marley, le dessinateur de BD Seth Tobocman, un dossier sur le cinéma jamaïcain et une nouvelle de Franck Michel.
(REGARDS, 12 avril 2007)

Fini les formats démesurés, les pliages compliqués. Chéribibi repart de zéro et devient un trimestriel dans un format plus classique. Le zine élargit également ses choix de prédilections à la culture populaire. On retrouve donc au sommaire le groupe rap musette nordiste Ministère des Affaires Populaires, Don Letts réalisateur de « Westway to the world » ou encore « Punk attitude » et également artisan de la venue du reggae en Angleterre. Ce dernier nous parle des connexions qu’il y a entre le punk et le reggae. On poursuit avec les Cockney Rejects, groupe à l’origine du mot oi! (hey you! en argot cockney), L’homme tatoué Pascal Tourain qui nous parle de son dernier spectacle, un article très complet sur le cinéma jamaïcain et ses films les plus connus, non pas Rasta Rocket ça c’est Walt Disney, mais Rockers et The Harder They Come avec entre autre Jimmy Cliff. Et enfin une nouvelle de Franck Michel qui ne m’a pas transcendé et une entrevue avec un auteur de comics subversives qui se nomme Seth Tobocman. Et comme d’hab des chroniques de disques, zines, bouquins. Chéribibi c’est d’la bombe bibi ! Puisqu’on vous l’dit !
(GÉRONIMO n°2 /  PENDEZ-LES HAUT ET COURT n°3)

Chéribibi, qui a perduré sous sa formule fanzine pendant quinze ans et quinze numéros, revient sous une nouvelle formule, format magazine, pour un premier numéro qui promet (enfin faut dire que le zine qui précède cette version promettait tout autant). Comme on l’annonce en couverture, il y a là du rap, du rock, du reggae, de la BD, du ciné, du théâtre et de la culture populaire. Une nouvelle noire, un dossier sur les relations entre punk et reggae (interviews de Don Letts et Mikey Dread), l’interview fleuve de Seth Tobocman, artiste peintre et dessinateur issu des squats new-yorkais du Lower East Side, ainsi que la publication de ses premières planches en France, le cinéma jamaïcain, le Ministère des Affaires Populaires, le théâtre tatoué de Pascal Tourain, la oï, et j’en passe, et des meilleurs… C’est varié, c’est beau, on en redemande. Le numéro 2 est sorti : au programme, punk texan, reggae western et théâtre jamaïcain, entre autre. À suivre !
(NUM-R-IK n°2.1)

Le Chéribibi nouveau est arrivé ! Les numéros 1,2 et 3 sont déjà disponibles à l’adresse citée plus haut. Ils valent largement leurs 5 euros. 92 pages A4, couverture cartonné en couleur, des pages couleurs à l’intérieur, plein d’illustrations etc. etc. Des BD, des chroniques zines, livres, musiques, des dossiers complets, instructifs et variés, un ton pas prise de tête… bref du Chéribibi avec une pléiade de rédacteurs qui ont fait leurs preuves dans le fanzinat. Le ton n’en est que plus riche, éclectique mais homogène. On ne reviendra pas ici sur le côté « culture populaire » qui est mis en avant. Apprécions simplement la qualité de l’ensemble qui du reggae au punk, en passant par le ska et le rock, le rap, le théâtre et le cinéma, la littérature ou bien encore la BD couvre une bonne partie de ce que les auteurs nomment « culture populaire ». Chacun y trouve son compte et l’aspect général donne envie de le lire. Bref c’est mission accomplie pour le Bibi nouvelle version, reste à pérenniser. Il y aurait pas mal de choses à dire et/ou à critiquer, notamment dans les entretiens qui sont effectués et/ou les thèmes des dossiers proposés. Mais la tâche est grande et critiquer près de 300 pages… Savourons-le alors. À défaut d’actions, cul-tivons-nous…
(LE SABOTEUR n°6)

On reste dans l’imprimerie avec le résultat du passage du fanzinat au magazinat (j’sais pas si ça se dit mais bref…) du sieur Daniel et de sa clique. Bon je vais pas m’étendre trop dessus dans la mesure où y’a plus besoin de le faire connaître, le bibi chéri. C’est le premier numéro mais en même temps, c’est la continuité de ce qui se faisait auparavant, la culture populaire en avant ! J’aime la façon d’écrire quelle que soit la personne qui signe et là on voit qu’il choisit bien ses collègues le coco, pas trop de choses à raconter donc passons… Vous pouvez vous abonner pour le recevoir tout chaud chez vous et y’a même possibilité de le faire lire à vos enfants et petits enfants avec l’abonnement à vie.
(MAUVAISE n°1)

Alors là c’est du lourd, du très lourd ! La nouvelle version de ce Zine vise très haut. On est très loin du petit fanzine amateur modeste mais on approche une production presque professionnelle, 90 pages d’articles sur la culture jamaïcaine (cinématographique et musicale), d’interviews (Ministère des affaires populaires, Don Letts, Mickey Dread, Cockney Rejects…), de BD et de chroniques de disques, livres, films… Des articles intéressants, bien écrits, avec de l’humour, pondus par des gens qui manifestement s’y connaissent. Bref une lecture passionnante que je ne peux que recommander.
(WASTED LIFE n°1)

Fanzine? magazine? Un peu des deux. Il est dédié à la culture populaire et en fait une bonne soupe bien garnie et savoureuse ! Nouvelle recette plutôt réussie. Belle couverture couleur avec un contenu intéressant, enrichissant…Je dirais que l’intérieur est à la hauteur de la couv’ et de la 4ème de couv’, mise en page bien foutu malgré quelques fonds gris gênant la lecture ou une écriture un peu petite…Mais rien de très grave cependant ! On y trouve des interviews, des chroniques de films, livres, zines et disques, des articles, une nouvelle (de Frank Michel), feuilleton-bd…
Au sommaire en gros : Causeries avec Ministère des Affaires Populaires, Cockney Rejects, Don Letts, Mickey Dread, Cherine Anderson, Seth Tobocman (Anarcomix, avec une bd en plus), des articles sur le punk et le reggae, ciné Jamaïcain, sur Pascal Tourain (un mec tatoué qui fait un spectacle)… C’est un mélange des plein de choses, avec des chroniques par ci, par là, des interviews par là et par ici, p’tites bd disséminées à droite et à gauche. Tout ça avec un humour qui passe bien. Bref, ils ne font pas semblant de parler sur la culture populaire (92 pages quand même !!), ils nous apprennent des choses et nous donnent envie d’aller gratter un peu plus profondément sur un sujet ou une personne. C’est donc à lire absolument !!
(http://fa.vercors.free.fr)

Populaire: qui appartient au peuple, qui concerne le peuple, issu du peuple dixit le Petit Larousse. Mais voilà « la culture populaire est trop souvent confondue avec ce qu’elle n’est pas » animation sociale ou culture de masse. La culture populaire, ça peut être un « polar dévoré dans le métro, pochoir croisé sur la route du boulot, groupe punky- reggae du petit dernier ou souvenirs de bal musette transmis par une grand-mère ouvrière ». C’est en tout cas cette vision que défend (bien) l’équipe de Chéri-bibi, ex fanzine devenu magazine. Pour preuve (s’il en fallait), le sommaire de ce premier numéro : longue page musicale avec le Ministère des Affaires Populaires, du punky reggae, des chansons populaires, du rock, de la oi, des livres, du théâtre (avec l’étonnant homme tatoué, Pascal Tourain), un panorama pointu du cinéma jamaïcain, les dessins et l’interview de Seth Tobocman, une nouvelle inédite de Franck Michel … et j’en passe !
Le prochain numéro est annoncé vers la fin août. Le mieux pour rien louper, s’abonner !
(www.noircommepolar.com)

Le voila enfin le nouveau Cheribibi. Donc du passé faisons table rase, on recommence donc au numéro 1, d’une manière résolument pro pour de nouvelles aventures ! Nouvelles ? Ben pas vraiment, le fond reste dans la voie tracée par dix ans de fanzinat, et la rupture éditoriale n’est guère perceptible. Donc les vieux qui suivaient l’histoire depuis longtemps ne seront pas surpris, pas de « c’était mieux avant », les ptits jeunes ont l’occasion de saisir le train en marche… Au sommaire luttes et cultures populaires narrées avec une gouaille, parfois un peu forcée, mais toujours très sympathique. En interview on retrouve le groupe du Ministère des Affaires Populaires, les Cockneys Rejects, une rencontre avec Pascal Tourrain l’homme tatoué (l’interview est racontée de mémoire et le résultat est excellent), Don Letts pas avare en anecdotes croustillantes pour les amateurs de reggae et de Clash (ce qui est loin d’être mon cas), cette interview est suivie d’un article sur le sujet évoqué dans l’interview, à savoir les connexions entre reggae et punk. Quelques chroniques plus loin on tombe sur un excellent, mais trop court, article sur un film de Jack Arnold (The mouse that roared)… Un article sur le cinéma jamaicain (ah là évidemment c’est bien plus qu’une page uh uh !), richement documenté pour arriver finalement à ce que j’ai préféré dans ce premier numéro : une passionante interview avec l’artiste de BD anarchopunx américain Seth Tobocman. Alors même si le nom vous dit rien, vous avez déjà vu ses dessins sur des patchs, des collages, des pochoirs… Le gars n’est plus tout jeune et s’épanche longuement sur son travail et plus de 20 ans de luttes, cette longue interview qui se sirote longuement avec plaisir est illustrée de 2 longues BD. Ce premier numéro s’achève sur une nouvelle de Frank Michel suivi d’une présentation du lascar. Alors pour conclure, même si la majorité des sujets ne font pas vraiment partie de mes dadas (reggae, oi, nouvelle de frank michel…) je suis obligé de reconnaitre que comme à chaque fois l’érudition et la qualité des interviews et des textes vous obligent à dévorer le numéro de part en part. Qu’il est bon de lire des textes bien écrits par des gens qui connaissent leurs sujets ! Qu’il est bon de lire des interviews réalisées par des gens qui savent de quoi ils parlent ! Le meilleur journal de culture populaire, aussi bon que tracks est mauvais ! Si seulement Daniel pouvait se mettre au crust et aux films de zombies italiens, je m’abonnerai à vie… (à condition également qu’il arrête les mauvais jeux de mots en 4ème de couv’ ! uh uh uh)
(http://apfdiy.free.fr)

Comment ca number one ? D’accord c’est le meilleur mais encore ? Et bein Cheribibi fait table rase du passe et recommence sur de nouvelles bases. Exit les photocopies, les pliages delirants et les sorties aléatoires, le nouveau Cheribibi est maintenant imprimé comme un vrai magazine, aura un rythme de sortie régulier (environ tous les trois mois) et il semblerait que la rédaction se soit quelque peut élargie avec des articles des rédacteurs de Earquake et Meantime mais également de l’ecrivain skin anglais Steeve Goodman. Au programme des interviews interessantes de MAP (groupe de rap du Nord), des Cockneys Rejetcs, de Don Letts (couple avec un article sur les rapports entre punk et reggae), de Set Tobocoman (dessinateur americain), un panorama sur le cinema jamaicain et une nouvelle de Franck Michel (ancien chanteur de Abohred) qui a déjà sorti plusieurs bouquins. Il y a aussi pas mal de chroniques de bouquins, de disques, de films, des p’tites BD, des dessins et tout et tout… bref un vrai magazine de culture populaire (cette remise des pendules a l’heure sur l’origine des choses est bien sûr pertinente mais attention a ne pas trop nous en rabattre les oreilles quand même car ce n’est pas forcement ce qui se revendique populaire qui l’est le plus) avec du fond et de la forme (la mise en page est vraiment excellente). Voila vous aurez compris qu’il est rigoureusement impossible de passer a côté.
(www.uvpr.fr)

Une qualité d’impression et de mise en page rarement connue ici-bas pour cet ex-zine photocopié réputé pour ses pliages aussi réussi que surprenants devenu tout imprimé sous couverture couleurs, c’est un peu la classe! D’autant que Daniel, le principal animateur de cette revue, sait vraiment mener sa barque en proposant d’édifiantes et peu communes interviews brassant large entre musiques internationales (M.A.P, Cockney Rejects, Mikey Dread et un excellent dossier « Punky Reggae Connexion » ou s’illustre Don Letts!), de la BD, du ciné, du théâtre tatoué (!!!) et une nouvelle inédite de Frank Michel sans oublier moultes chroniques diverses et variées, de la rigolade, des vannes et des p’tits crobards partout! Euh, par contre, l’objectif de parution trimestrielle semble plus qu’ambitieux voire délicat à réaliser en dépit d’un large comité de rédaction motivé et motivant! Courage pour la suite!
(www.eric-freidhe.net)

Le Chéri-bibi, nouvelle formule (après des années d’existence souterraine), met la culture populaire à la portée de tous.
(http://revolution.celeonet.fr)

Le nom semble suggérer une référence à l’âge d’or du roman-feuilleton, à un auteur, à un personnage, à une certaine tonalité romanesque… L’on s’aperçoit pourtant bien vite que le contenu amène assez loin du XIXe siècle et que ce n’est pas la littérature feuilletonesque qui a la vedette. On est en présence d’un magazine à large spectre en matière de domaines abordés (beaucoup de musique tendance reggae punk, du cinéma couleur bis, des chroniques littéraires et « fanzinatiques » de même nuance, un soupçon de théâtre…) mais d’une grande unité visuelle et tonale. Côté maquette et mise en page, la densité – l’extrême densité devrait-on écrire – règne : les caractères sont petits, les pages contiennent en moyenne trois colonnes de texte et sont abondamment illustrées de dessins ou de photographies – de manière harmonieuse quoique fort ramassée… Quant au ton d’ensemble il est direct, plein d’humour – l’incitation à l’abonnement est à cet égard assez représentatif – et l’on note qu’une large place est donnée aux « causeries » (c’est un peu comme une interview ou un entretien, mais l’on y sent davantage d’amitié, de chaleur). Conformément à cette convivialité, le registre est à la relâche : on cause pas le petit doigt en l’air, mais ça ne veut pas dire qu’on traite la langue par-dessus la jambe (sans jeu de mot et sans allusion cachée) : en exergue de chaque édito est cité un mot suivi de la définition qu’en donne le Larousse et, dans sa familiarité, l’écriture reste de bonne tenue. À noter également que dans chaque numéro un petit espace est dédié à la création : on découvre une nouvelle inédite, un « strip » de quatre cases Bébert, l’as du hold-up et deux épisodes d’un feuilleton en BD, Verminax, le gredin de l’ombre. C’est une évidence : on a entre les mains une revue pas conformiste qui fleure la vigueur libertaire – vigueur dont on a envie de dire qu’elle est bienvenue dans un monde où prévalent mollesses consensuelles et indignations bien-pensantes. Si vous êtes du genre très prudent, voire un peu méfiant, vous aurez un premier contact avec la revue des plus édifiants en visitant son site internet, le Chéribiblog. On y trouve, en guise de présentation, une reproduction de l’éditorial du number ouane, véritable régal d’écriture qui n’en est pas moins clair quant à la « ligne » suivie. On y lit notamment cet heureux « self portrait » : Zonard curieux (ou curieux zonard ?), le ChériBibi dérive dans les recoins malfamés où ne s’aventure guère la lumière blafarde des lampadaires médiatiques. Ces recoins laissés pour compte relèvent de ce que l’on appelle communément la « culture populaire » – avec ce rien de condescendance dont les plus snobs voilent leur profond mépris. Le ChériBibi, lui, a pour ambition de réhabiliter la culture populaire, et ce dans toutes ses formes d’expression – musique, images, films, livres… – et à travers tous lieux, toutes époques – dans les champs de coton plutôt que dans les salons, dans les faubourgs de Kingston en 1969 ou à Roubaix le mois dernier. – regardant avec autant d’intérêt le graffiti tracé à la hâte sur un mur lépreux de banlieue que les œuvres des pionniers du roman-feuilleton. Le premier numéro est sorti en avril 2007, et l’équipe – la trime team chéribibine… – prévoyait alors une périodicité semestrielle. L’intention semble avoir connu quelques cahots : le numéro 2 sortait en été 2007, le 3 au printemps 2008… et le 4 au printemps 2009.
Petit décryptage: Entre Afro beat et punky reggae connexion, ce premier pavé lancé haut à la gloire de la culture populaire (« Populaire : qui appartient au peuple, qui concerne le peuple, issu du peuple » – c’est écrit dans le Larousse et les Chéribibins mettent cette définition en exergue de leur édito inaugural) sonne plutôt « good vibrations » que frissons noirs. Pourtant, la rédaction de k-libre, qui ne pouvait pas laisser passer une revue portant le nom d’un personnage ô combien emblématique de l’univers qu’elle arpente et qui est vaste, ne s’est pas arrêtée aux sons et bien lui en a pris. Car il y a dans la matière profuse du « number one » du ChériBibi de petites perles propres à ravir un k-libriste. Tout d’abord – parce qu’il faut bien expliquer, quand on se lance, le pourquoi de son nom – un texte hors sommaire (comme on dirait « hors texte en couleurs ») qui, sur le mode de la narration alternée, invite à assister à un combat de lucha libre à Mexico et à se poser au « Fauteuil hanté », restaurant de la rue Lepic tenu par l’arrière-petite-fille de Gaston Leroux qui l’a aménagé en véritable musée consacré à son aïeul et à ses œuvres. Parmi les livres chroniqués, on repère l’ouvrage d’Étienne Barillier publié en 2006 aux Moutons électriques, Les Nombreuses vies de Fantômas. Et comment rester insensible au clin d’œil qu’adresse à tous les bibliophiles noirs « Chérie noire », la rubrique accueillant la nouvelle inédite ? Ici Série Z, qui plonge dans le monde glauque des combats clandestins. Enfin, on se gardera d’oublier le lancement du feuilleton en BD Verminax, le gredin de l’ombre, mélange jubilatoire et parodique de références multiples – notamment au fameux Nick Carter devenu pour la circonstance « Nick Partner, le détective gentleman » !
I. Roche/k-libre(www.k-libre.fr)

Je me remets doucement à la lecture de fanzine punks et affiliés, occupation que j’avais entre 15 et 20 ans à forte dose et que j’avais un peu lachée depuis. J’ai donc entamé aujourd’hui la lecture d’un excellent fanzine qui parle de toutes sortes de cultures populaires, du punk au reggae en passant par le polar, la BD et pas mal d’autres trucs. C’est drôle, frais, informatif, subversif bref, ça change de Choc, Public et autres Match . J’en ai avalé la moitié rien que ce soir, c’est pour dire. Ce zine s’appelle Cheri Bibi en hommage au personnage de Gaston Leroux, il fait une petite centaine de pages A4, il coûte 5€ et se trouve dans pas mal de bonnes librairies (je l’ai trouvé par hasard chez Parallèles, 47, rue St Honoré 75001) mais on peut aussi le commander sur le net : ici par exemple (pas d’inquiétude à avoir, la pétroleuse est un site sérieux, ça fait bien longtemps qu’ils font de la VPC). C’est le numéro 1 car il change de formule, mais ce zine existe depuis bien longtemps (il était bien plus à l’arrache avant).
(www.lagalette.fr)

Une revue littéraire, fourre-tout, foutraque, en un mot (et dans son acceptation la plus noble qui soit) : populaire. Empruntant à Gaston Leroux le patronyme de son célèbre forçat, cette revue mélange habillement BD, musique (tendance punk, ska, reggae) et bouquins. À l’origine, une association au nom évocateur : On y va. Et depuis peu, un blog, à l’image de cette publication.
(http://l-eclaireur.hautetfort.com)

Cheribibi est un nouveau prozine qui aborde différents arts populaires. En ce qui concerne le cinéma, à côté de chroniques dédiées à La Souris qui Rugissait, Cheribibi propose un étonnant dossier sur le cinéma Jamaïcain accompagné de l’interview d’une actrice.
(www.sueursfroides.fr)

Nouveau départ pour Chéribibi, qui se veut maintenant plus… officiel.
(www.redheadman.org)

Voilà c’est juste pour vous faire part de ma récente découverte d’une revue de culture populaire CHéRI BIBI qui déboite pas mal, au programme: articles de zik en tout genre passant de desmond dekker pour le spirit of 69, à Cockney Rejects pour la oï, avec Don Letts, le théâtre jamaïcain, les western, al capone… enfin je fais bref… Voilà au plaisir de vous faire découvrir un bon zine si vous connaissiez pas déjà!
(chronikaso.free.fr)

La bannière de promotion de la sortie du Chéribibi n°8

Chéribibeat

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